Le canada-des-anglos, c’est …

Note : Cette page est toujours en constrution.

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Voyons les faits. Le canada-des-anglos c’est :

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Il y avait zéro anglo au Canada quand nous avons été envahi par l’Angleterre et c’est 80 % aujourd’hui avec seulement 20 % d’anglos de souche.  Ils ont assimilé une très large partie des populations et manipulé l’immigration à leur avantage à force de déportations, massacres, camps de concentration, apartheid, ségrégation institutionnelle, exils forcés, propagande, etc.

Les grandes lignes de ce nettoyage ethnique sont :

déportation des Acadiens
– incendies et saccages contre les civils le long de la vallée du St-Laurent
– génocide des autochtones
– parcage des survivants dans des camps de concentrations (réserves)
– non-respect systématique de tous les traités avec les premières nations
– internement des enfants autochtones dans des institutions d’assimilation forcée
– répression des Métis, massacres et pendaison de Louis Riel
– déni de démocratie et de droits politiques, répression militaire des Patriotes suivi de pendaisons, déportations et imposition du Canada-Uni
– un siècle d’apartheid anti-francophone dans toutes les provinces et territoires hors Québec
– vol de notre nom, de notre hymne national et de nos symboles nationaux
– rabaissement des Canadiens au statut de nègres-blancs
– « No black, jews or dog allowed »
– « No jew is too many »
– Loyal Orange Association of Canada et KKK Kanada
– exil permanent de plus de la moitié de notre peuple pour survivre
– imposition des fédérations sans l’appui des peuples
– terrorisme d’état pratiqué par la GRC qui mettait des bombes à Montréal et faisait passer ça pour le FLQ
– emprisonnement arbitraire et sans accusation de centaines de citoyens sous la loi des mesures de guerre
– imposition d’une constitution conçue expressément pour empêcher notre peuple de protéger sa langue et sa culture
– mensonges, manipulation des ethnies et non respects des lois lors de nos référendums
– prétention de détenir le droit de décider si notre peuple a le droit ou non de disposer de lui-même
– racisme anti-canadien toléré et encouragé dans tous les médias anglos

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- Déportation des Acadiens

La déportation des Acadiens  est une expression utilisée pour désigner l’expropriation massive et la déportation des Acadiens, peuple francophone d’Amérique, lors de la prise de possession par les Britanniques d’une partie des anciennes colonies françaises en Amérique. La déportation des Acadiens constitue une opération de nettoyage ethnique de grande envergure, compte tenu de la démographie de l’époque, puisqu’elle a transformé la composition de la population de trois provinces canadiennes, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick, et aussi une partie de l’état américain du Maine.

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Charles Lawrence – gouverneur et commandant en chef de la Nouvelle-Écosse – décréta la déportation des Acadiens au mois de juillet 1755 … il suggéra de répartir les Acadiens dans les différentes colonies … où ils pourraient être soumis aux travaux forcés. Ainsi, les Anglais pourraient prendre les fermes et les terres des Acadiens qui étaient généralement les plus fertiles de la Nouvelle-Écosse … tous les Acadiens devaient être déportés sans exception …

Les déportés sont divisés par groupes d’âge et de sexe, puis embarqués sur les navires où l’on prenait soin de démembrer les familles …

Les Acadiens qui s’échappaient étaient chassés et souvent fusillés, … traqués comme des troupeaux de fauves par les Anglais. … ils devaient errer sans résidence et sans nourriture même pendant les durs hivers …

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La traversée est difficile : deux vieux bateaux coulent en cours de route. Après trois mois de navigation, les survivants arrivent en Angleterre où ils sont très mal reçus. … Commence alors pour eux une détention qui durera sept années … ils vivent dans des baraquements sur les quais … dans les ruines d’ateliers de potiers … parqués dans une vieille bâtisse …

En Virginie, la colonie refuse platement de recevoir les 1 500 Acadiens qui … furent détenus un certain temps à Williamsburg où une épidémie s’était propagée parmi eux. Ils moururent par centaines avant de partir pour l’Angleterre.

Au Maryland et en Pennsylvanie, on les emploie à divers travaux serviles. Aucun logement ni nourriture ne sont fournis … les troupes reçoivent l’ordre de tirer à vue sur ceux qui tenteraient de quitter la colonie …

En Pennsylvanie également, le gouverneur Morris place les arrivants sous garde armée. Ils sont décimés par les maladies infectieuses et mis en quarantaine …

Au moins 2 000 Acadiens arrivent au Massachusetts où une épidémie de variole les décime. Ils ne reçoivent aucune assistance du gouvernement local. Leurs enfants sont arrachés de leurs familles pour être distribués chez les colons anglais dans diverses régions du Massachusetts …

.. sur une population totale évaluée entre 12 000 et 18 000 Acadiens en 1755, de 7 500 à 9 000 périrent entre 1755 et 1763, soit des effets de la déportation, soit en tentant d’y échapper.

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- Incendies et saccages contre les civils le long de la vallée du St-Laurent

.. Au Canada, les troupes du général Wolfe furent aussi sans pitié. Wolfe avait comme mission de «nettoyer les côtes», ce qu’il fit avec un zèle ravageur. La moitié des villes du Canada fut détruite, la plupart des maisons  et des fermes le long du Saint-Laurent ont été incendiées. Le général Wolfe avait mis à contribution les Rangers de la Nouvelle-Angleterre, dont la mission était d’incendier et de détruire sur leur passage toutes les habitations, de tuer tout le bétail et les chevaux, et de ravager entièrement les campagnes. En route vers Québec, alors qu’il traversait l’Atlantique, James Wolfe  avait pris la décision, à bord du Neptune, un navire de guerre de 90 canons, de dévaster le pays. Voici ce qu’il écrivait à Amherst le 6 mars 1759, démontrant ainsi bien sa résolution dans un contexte qui avait été celui de la déportation des Acadiens :

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If, by accident in the river, by the enemy’s resistance, by sickness or slaughter in the army, or, from any other cause, we find that Quebec is not likely to fall into our hands (persevering however to the last moment), I propose to set the town on fire with shells, to destroy the harvest, houses and cattle, both above and below, to send off as many Canadians as possible to Europe and to leave famine and desolation behind me; but we must teach these scoundrels to make war in a more gentleman like manner. [S'il arrivait que, soit lors d'un accident maritime, soit par résistance de l'ennemi, soit par maladie, soit que nos troupes aient été décimées, nous réalisions que Québec malgré tous nos efforts, a peu de chance de tomber entre nos mains (en persévérant cependant jusqu'au dernier moment), je me propose de l'incendier par nos tirs de boulets, de détruire les récoltes, les maisons et le bétail, tant en aval qu'en amont, d'exiler le plus grand nombre possible en Europe, et de ne laisser derrière moi que famine et désolation; mais nous devons apprendre à ces crapules à faire la guerre d'une manière qui soit plus digne d'un gentilhomme.]

.. Le 24 mai 1758, Wolfe exprimait ainsi ses sentiments de vengeance au lieutenant-général George Sackville :

It would give me pleasure to see the Canadian vermin sacked and pillaged and justly repaid their unheard-of cruelty. [J’aurai plaisir, je l’avoue, à voir la vermine canadienne saccagée, pillée et justement rétribuée de ses cruautés inouïes.]

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Wolfe mit ses menaces à exécution, mais non à la manière d’un gentilhomme. Non seulement le général anglais n’épargna aucune ferme sur les deux côtés du Saint-Laurent, mais les habitants qui résistèrent furent aussitôt tués, parfois pendus haut et court s’ils étaient pris avec des armes à la main. Wolfe n’hésita pas à l’occasion de demander à ses Rangers de scalper «à l’indienne» les habitants. Il fit incendier les villages abandonnés, même vides de femmes, d’enfants et de vieillards.

.. L’entreprise de destruction (plus de 4000 fermes), dura tout le mois d’août et une partie du mois de septembre de 1759. … Durant toutes ces semaines, la fumée des fermes en feu obscurcit constamment le ciel du Saint-Laurent. De plus, le général obligea les soldats britanniques à des actes abominables, dont des viols, des tortures, des scalps, des massacres, etc., une boucherie incroyable contre des civils.

.. la population enregistra un recul de 10 000 personne sur un total de 70 000 en raison des décès dus aux maladies et à la famine.

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- Génocide des autochtones 

La conquête anglaise allait aussi entraîner un grand désastre au plan humain : le génocide des populations autochtones. La chute de la Nouvelle-France laissait la plupart des autochtones à la merci des Britanniques, qui rendirent caduques toutes les alliances franco-amérindiennes. .. beaucoup de militaires britanniques se montrèrent  arrogants, des spéculateurs avides de terres firent des pressions … Avec la disparition de la Nouvelle-France, les Amérindiens trouveront un gouvernement britannique beaucoup moins accommodant. …

En 1664, le général Amherst proposa de contaminer des couvertures à petite vérole et de les distribuer aux Indiens, afin de les rendre malades et de les faire mourir. Voici un passage de sa correspondance du 16 juillet 1663 avec le colonel Henri Bouquet, d’origine suisse:

You will do well to try to innoculate the Indians by means of blankets, as well as every method that can serve to extirpate this execrable race. [Vous feriez bien d'essayer d'infecter les Indiens au moyen de couvertures, ainsi que par toute autre méthode visant à exterminer cette race exécrable].

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Les Britanniques connaissaient bien la faiblesse immunitaire des autochtones, de même que les effets dévastateurs qu’auraient sur eux la variole. Une épidémie de variole s’est effectivement répandue parmi les Amérindiens à cette époque, mais le colonel avait pourtant refusé d’obtempérer aux ordres d’Amherst qui détestait les Amérindiens. Si son intention d’éradiquer les Amérindiens était évidente, il est possible que la mise en pratique de cette volonté n’ait pas eu lieu à ce moment-là. Cette épidémie serait alors le premier cas de guerre biologique recensé en Amérique du Nord.

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Les mots qui revenaient le plus souvent dans les documents laissés par le général Amherst étaient en anglais: Vermin («vermine»), Savage («sauvage»), Total Extermination («extermination totale») ou Total  Extirpation («éradication totale»). … Aujourd’hui, Amherst serait jugé comme «criminel de guerre». …

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- Parcage des survivants dans des camps de concentration (réserves indiennes, en novlangue anglo-impérialiste)

Avec la prise du Canada par les Britanniques, les nouvelles autorités allaient commencer à assigner aux autochtones des territoires déterminés. … Les années qui suivirent la défaite française apportèrent à la plupart des autochtones un surcroît de maladies, de famines et de décadence culturelle. Durant les deux siècles qui allaient suivre .. les autochtones seront non seulement exclus de tout rôle social, mais géographiquement isolés, et vivront dans la pauvreté et la misère, parqués dans des «réserves». …

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- Non-respect systématique de tous les traités avec les premières nations

Les territoires indiens ne pouvaient pour le moment être contrôlés par l’armée britannique. Il fallait les réserver pour un usage futur de la part de la Couronne. On créait ainsi la première «réserve indienne» en Amérique du Nord. Quoi qu’il en soit, les autorités britanniques savaient que cette situation ne pouvait être que provisoire et que, avec l’immigration éventuelle de colons anglais, il serait plus facile de déloger les autochtones s’ils devenaient trop encombrants. En attendant, il s’agissait d’apaiser les craintes indiennes de toute arrivée massive de colons blancs sur leurs terres, le tout étant destiné à pacifier les anciens alliés des Français. …

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En dépit du caractère hautement constitutionnel des traités au Canada, ces accords sont souvent perçus avec cynisme par les non-Indiens responsables de leur exécution et de leur application. Ceux-ci les considèrent comme des moyens bon marché et commodes de retirer doucement aux autochtones la plupart des territoires du Canada afin que d’autres groupes ou intérêts puissent en exploiter les ressources …

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- Internement des enfants autochtones dans des institutions d’assimilation forcée

Les pensionnats autochtones ou école résidentielle, était l’enseignement public en internat destiné aux amérindiens au Canada. Ils étaient des institutions de scolarisation, d’évangélisation et d’assimilation des enfants Indiens. Au cours du vingtième siècle, le département des affaires indiennes encouragea les internats pour amérindiens afin de favoriser leur assimilation. Cette pratique, qui séparait les enfants de leur famille, a été décrit comme un génocide culturel ou le fait de « tuer l’indien dans l’enfant ». Ces pensionnats ont existé des années 1820 jusqu’au années 1980. …

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Silence de l’Histoire sur l’holocauste canadien

Dans le cadre du système des pensionnats indiens Canada, les églises chrétiennes ainsi que des autorités de l’Etat, des magistrats, des médecins et de la police mis en place une politique de génocide contre la population indigène.

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… le taux de mortalité dans les pensionnats indiens a dépassé 50% (voir l’annexe, les articles de journaux clés). Et pourtant, la réalité d’un tel massacre a été gommée de la conscience au Canada. … un système dont le but était de détruire la plupart des personnes autochtones par la maladie, la réinstallation ou assassiner purement et simplement,…

Ce génocide délibéré implique tous les niveaux de gouvernement au Canada, la Gendarmerie royale du Canada (GRC), chaque église dominante, les grandes entreprises et la police locale, des médecins et des juges. Le réseau de complicités dans cette machine à tuer était, et demeure, si vaste que sa dissimulation a nécessité une campagne aussi complexe de camouflage qui a été conçu dans les hautes sphères du pouvoir dans notre pays, …

Car ce sont les «écoles résidentielles» qui constituaient les camps de la mort de l’Holocauste au Canada, et à l’intérieur de leurs murs près de la moitié de tous les enfants autochtones envoyés là-bas par la loi sont morts ou ont disparu, selon les propres statistiques du gouvernement.

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Ce rapport est le fruit d’une enquête indépendante de six ans sur l’histoire cachée de génocide contre les peuples autochtones du Canada. Il résume les témoignages, documents et autres éléments de preuve attestant que les églises canadiennes, des sociétés et le gouvernement sont rendus coupables de génocide intentionnel, en violation de la Convention des Nations Unies sur le génocide, ratifiée par le Canada en 1952 et en vertu de laquelle il est lié par le droit international.

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- Répression des Métis, massacres et pendaison de Louis Riel

Nous devons remonter à l’époque des explorateurs et des coureurs des bois Français afin de reconstituer la formation de ce nouveau groupe ethnique, celui d’un peuple, le peuple Métis.

Au moment des explorations dans leurs nombreuses et très variées pérégrinations, les Français avaient rencontré de jeunes amérindiennes. [Ils formèrent des familles puis des communautés puis un peuple] issus des deux cultures, plutôt francophones, plutôt catholiques, semi nomades, ne demandaient qu’une chose, pouvoir vivre tranquilles sur leurs terres. Tout se serait bien passé si à partir de 1812 de nombreux colons à majorité anglophones, envoyés et encouragés par le gouvernement canadien d’Ottawa, n’étaient arrivés en masse vers leurs habitats, aux alentours de la rivière rouge. Cela représenta une atteinte profonde au mode de vie des Métis en faisant, entre autre, reculer les bisons ce qui impliquait pour eux un manque important de nourriture. Cette situation dura plusieurs années et devint de plus en plus difficile.

En 1869 ce pays Métis appelé territoire de la Rivière rouge, peuplé par les Métis francophones était de plus en plus fortement convoité par le gouvernement canadien d’Ottawa, ..

En 1870 le Canada acheta la terre de Rupert et procéda à son arpentage en découpant divers lots, sans tenir compte des terres déjà occupées par les Métis. Ne sachant comment se défendre, ceux-ci se regroupèrent autour d’un jeune Métis de 25 ans, Louis Riel. Ce jeune homme revenait de Montréal où il avait fait des études importantes. Avec les Métis ils s’emparèrent de Fort Gary, c’était un comptoir de la Compagnie de la Baie d’Hudson (C.B.H ) situé au confluent de la rivière Assiniboine et de la Rivière Rouge, sur l’emplacement même, aujourd’hui, de la ville de Winnipeg. Ils y installèrent un gouvernement provisoire et Louis Riel alla présenter au gouvernement d’Ottawa une  » liste de droits  » revendiqués par son peuple Métis.

Les Métis avaient fondé ce gouvernement parce qu’ils désiraient avoir une Province bien à eux, francophone et catholique, tout en ayant des principes de tolérance, de représentation d’égalité entre la majorité Métis et les autres petits groupes anglophones ou d’autres nations … grâce à son [Louis Riel] aide et à son action, la nouvelle Province fut reconnue et fut appelé du joli nom choisie par Louis Riel et ses amis : Manitoba  » Esprit qui parle  » .

Le Manitoba fut doté d’une Assemblée nationale, et toutes les propriétés des Métis furent reconnues par des textes officiels, dûment paraphés dans les deux langues, en Anglais et en Français.

Tout un chacun aurait pu penser et espérer qu’ils allaient enfin pouvoir vivre en paix, et enfin tranquilles sur leurs terres, après tous ces traités signés !

.. le gouvernement [d'Ottawa] continua à envoyer de nouveaux spéculateurs, pour pousser les Métis de plus en plus loin vers l’Ouest,  … Le  » progrès  » les rattrapa cette fois avec la construction du chemin de fer, qui amena davantage encore de nouveaux colons, de nouveaux arpenteurs, de nouveaux découpages de terrains en lots, les défavorisant une nouvelle fois. Les Métis en conclurent qu’ils n’avaient toujours aucun droit sur leurs terres et que le gouvernement canadien persistait, malgré les traités signés, à ignorer leurs légitimes revendications..

Bouleversés par toutes ces injustices et ces iniquités qu’ils subissaient depuis tant d’années, en 1884 ils appelèrent à nouveau à leur aide Louis Riel, .. il instaura à Batoche un nouveau gouvernement provisoire, tout en s’alliant avec la tribu des Cris.

.. des troupes [Anglaises] furent rapidement envoyées avec un général à poigne Frédéric Middleton. Malgré l’importance de ses troupes, et d’un matériel performant, il lui fallut quatre jours du 9 au 12 mai pour faire plier les Métis et c’est seulement lorsque ces derniers eurent épuisés leurs dernières munitions qu’il parvint à les écraser !

Les villages furent pillés et incendiés, la population fut dispersée et beaucoup s’enfuirent vers l’Ouest mais aussi vers les États-Unis .. Cela nous oblige à faire un triste rapprochement avec ce qui était arrivé aux Acadiens.

.. Louis Riel fut fait prisonnier, .. jugé et condamné à mort à Régina par un tribunal d’anglophones protestants dont un seul comprenait un peu le Français ! Autant dire qu’avec des personnes juges et partis il n’a eu aucune chance ! Cela pourrait sans doute être qualifié d’assassinat juridique !

Les Métis n’avaient rien fait, pas plus que les Acadiens, leur seul tort était qu’ils occupaient des terres que d’autres ambitionnaient. Ils avaient pourtant demandé qu’on respecte leurs droits à vivre sur leurs terres en conservant leur mode de vie ancestral, et cela avait été accepté .. puis très vite on avait fait fi de ces ententes.

C’est alors que des mouvements de révolte et un énorme tumulte soulevèrent les Canadiens français devant ce procès injuste. Cela fit écrire dans l’édition du journal  » En premier Montréal  » ce que tant de gens pensaient alors :  » Louis Riel n’expie pas seulement le crime d’avoir réclamé les droits pour ses compatriotes, il expie surtout le crime d’appartenir à notre race française !  » !

Le journal anglophone de Toronto  » The Mail  » écrira de son côté avec beaucoup de virulence des propos terribles dans son édition du 4 novembre 1885, contre les Canadiens Français qui prenaient faits et causes pour Louis Riel et les Métis :  » Nous refusons de plier sous le joug de ces canadiens français car cette fois il n’y aura plus de traité de Paris pour faire capituler leurs vainqueurs en leur faveur ! « 

Quant aux orangistes, leurs ennemis terribles ils enverront des félicitations, particulièrement chaleureuses pour sa fermeté, à MacDonald..

Et ainsi le 16 novembre 1885 à seulement 41 ans Louis Riel fut pendu puisque MacDonald, poussé par les pressions venant de l’Ontario avait dit  » Tous les chiens auront beau aboyer au Québec, Riel sera pendu ! « .. Et ce fut fait !

Riel était coupable d’avoir voulu aider à construire une deuxième province française et catholique, il fallait empêcher absolument le regroupement de ce peuple en y installant des colons anglais qui feraient de ces terres des terres anglaises. Pour cela ils modifieront sans vergogne les lois et les traités signés, ils interdiront les écoles françaises, pour en faire enfin une province à leur image.

Alors la vie devint plus difficile au Manitoba, plus personne ne venait soutenir le peuple Métis, ils continuèrent à être submergés d’anglophones, et le Manitoba devint enfin selon les vœux d’Ottawa une province anglophone. Les écoles françaises furent effectivement interdites, et même si les sœurs franciscaines continuèrent à enseigner encore un peu la langue française aux enfants, elles devaient cacher les livres de français à la moindre visite d’un inspecteur ! A peine 20% des Métis parlent encore français… Pour combien de temps ?

Les Métis sont devenus un peuple sans territoire. A cause de cette éprouvante tranche de l’Histoire, il semble impensable aujourd’hui que le Canada anglophone récupère à son compte Louis Riel… S’il était réhabilité de cette façon ne serait-ce pas une réelle insulte à la nation Métis et à la mort de cet homme généreux, qui n’avait fait que soutenir son peuple ?

Wilfrid Laurier s’était opposé à la pendaison de Louis Riel, il avait écrit :  » Si le gouvernement avait été loyal envers les Métis, rien ne serait survenu ! « 

(source)

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Déni de démocratie et de droits politiques, répression militaire des Patriotes suivi pendaisons, déportations et imposition du Canada-Uni

Louis-Joseph Papineau

Louis-Joseph Papineau

Le mouvement Patriote, réformiste, prend officiellement forme vers 1826 à l’occasion de la transformation du Parti Canadien en Parti Patriote. Son but est d’obtenir la souveraineté de l’Assemblée en limitant les pouvoirs du gouverneur. Ce dernier, qui ne veut rien céder, met des députés Patriotes en prison pour motif d’agitation populaire. Toutefois, certains patriotes se font élire même depuis leur cellule.

Les chefs patriotes étaient en majorité des descendants des colons de Nouvelle-France comme Louis-Joseph Papineau. Cependant, on retrouve également de nombreux intellectuels francophiles de la minorité anglaise et irlandaise, dont le docteur Robert Nelson et son frère Wolfred, ainsi que l’Irlandais catholique Edmund Bailey O’Callaghan.

Wolfred Nelson
Wolfred Nelson

[ Les 92 résolutions sont un document adopté le 21 février 1834 par les représentants du peuple siégeant à la Chambre d’assemblée du Parlement du Bas-Canada. Le document réitère les revendications de la Chambre d’assemblée, vieilles de plusieurs années .. Les 92 résolutions portent sur l’état général de la colonie et touchent plusieurs objets, dont l’échec de la réforme administrative de la constitution du Bas-Canada, l’électivité du Conseil législatif, proposé par la Chambre comme moyen de déloger la majorité des membres nommés au dit Conseil par le gouverneur, le respect du droit du Canada, la question des biens des Jésuites que la Chambre désire voir employés au soutien de l’éducation, la sous-représentation des habitants du Bas-Canada d’origine française parmi les employés de l’administration provinciale .. Le 1er mars, la Chambre vote à 53 contre 20 l’adoption d’une pétition, reposant sur les 92 résolutions. La pétition est adressée aux trois autorités du Parlement du Royaume-Uni .. Au terme des élections d’octobre-novembre 1834, qui portent justement sur les 92 résolutions, les députés anciens et nouveaux qui appuient le document reçoivent l’appui massif des électeurs ..

.. Ce n’est que le 6 mars 1837 que John Russell, Secrétaire d’État au département de l’intérieur, présente à la Chambre des communes britannique la réponse définitive du cabinet aux 92 résolutions de la Chambre d’assemblée du Bas-Canada. Cette réponse prend la forme de 10 résolutions qui seront connues sous le nom de Résolutions Russell [qui] rejettent en bloc celles des Patriotes, et vont même jusqu’à permettre au Conseil exécutif d’outrepasser l’autorité de la Chambre d’assemblée en matière budgétaire. (source) ]

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Après le rejet des demandes de réformes, une série d’assemblées publiques par les chefs du Parti Patriote enflamme les passions durant l’été de 1837. Elles culminent

Assemblée des six-comtés

Assemblée des six-comtés

par une Assemblée à Saint-Charles-sur-Richelieu le 23 octobre … le mouvement patriote approuve solennellement l’organisation des Fils de la Liberté [un groupe paramilitaire].  Les affrontements débutent le 6 novembre par une échauffourée entre les membres des groupes paramilitaires des deux camps, soit les gens du Doric Club et ceux de la Société des Fils de la Liberté. .. La loi martiale fut décrétée. Il y eut des arrestations par centaines. Plusieurs patriotes s’enfuirent aux États-Unis.

L’armée britannique intervint aussitôt et écrasa rapidement la rébellion en répandant la terreur, pillant et brûlant plusieurs villages .. (Batailles de 1837 : Saint-Denis, Saint-Charles et Saint-Eustache.  Batailles de 1838 : Beauharnois, Lacolle et Odelltown).[ 108 patriotes bas-canadiens furent traduits en cour martiale .. 99 condamnés à mort .. 12 patriotes sont pendus en public ..  58 déportés vers l'Australie. (source) ]

Suite à la Rébellion du Bas-Canada, le gouverneur .. Lord Durham, .. avait pour mission de faire un rapport sur les mécontentements des colons et trouver une façon de les apaiser afin de les assimiler. Son rapport comportait deux volets : réunir le Haut et le Bas-Canada et ainsi réduire l’autonomie des Canadiens français. Selon Lord Durham le peuple canadien français était un peuple inférieur, sans histoire et sans littérature qui était directement responsable des rébellions de 1837-1838 .. Lord Durham, croyait que le caractère national qui devait être donné au Bas-Canada devait être celui de l’Empire britannique, celui de la race qu’il considérait comme supérieure et qui devait un jour dominer le continent nord-américain. ..

Le Canada-Uni est créé en 1840 à la suite de l’Acte d’Union. L’Acte vise à assimiler les Canadiens français pour empêcher toute récidive en les submergeant dans une mer anglaise toujours en augmentation grâce à l’immigration venant du Royaume-Uni.

(source)

Bataille de Saint-Eustache, Décembre 1837

Bataille de Saint-Eustache, Décembre 1837

Dépêché d’urgence par Londres, Lord Durham débarqua à Québec en ayant pour mission d’enquêter et de faire rapport sur la situation au Canada. Durham considéra que les différences ethniques et linguistiques étaient à l’origine des difficultés dans le Bas-Canada et que laisser subsister ces différences ne ferait qu’aggraver la situation. Il avait choqué les Canadiens français pour avoir affirmer que «c’est un peuple sans histoire et sans littérature»:

There can hardly be conceived a nationality more destitute of all that can invigorate and elevate a people, than that which is exhibited by the descendants of the French in Lower Canada, owing to their retaining their peculiar language and manners. They are a people with no history, and no literature. The literature of England is written in a language which is not theirs; and the only literature which their language renders familiar to them, is that of a nation from which they have been separated by eighty years of a foreign rule, and still more by those changes which the Revolution and its consequences have wrought in the whole political, moral and social state of France. [On ne peut guère concevoir nationalité plus dépourvue de tout ce qui peut vivifier et élever un peuple que les descendants des Français dans le Bas-Canada, du fait qu'ils ont gardé leur langue et leurs coutumes particulières. C'est un peuple sans histoire et sans littérature. La littérature anglaise est d'une langue qui n'est pas la leur ; la seule littérature qui leur est familière est celle d'une nation dont ils ont été séparés par quatre-vingts ans de domination étrangère, davantage par les transformations que la Révolution et ses suites ont opérées dans tout l'état politique, moral et social de la France.] 

.. Son rapport à l’appui, lord Durham allait préconiser une série de mesures assimilatrices (cliquer ici).   D’après Durham, le fait de mettre les francophones dans un état de subordination politique et démographique devait permettre de les angliciser et d’assurer une majorité anglaise, donc loyale à Sa Majesté britannique. D’où la nécessité de peupler rapidement le Bas-Canada de «loyaux sujets de Sa Majesté» et d’unir les deux Canadas, voire de former ultérieurement une fédération de toutes les colonies britanniques de l’Amérique du Nord dans laquelle les Canadiens   de langue française seraient définitivement mis en état de minorisation  (sujétion).

(source)

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- Apartheid anti-francophone dans toutes les provinces et territoires hors Québec

Ontario

- 1885 : Les enseignants unilingues français sont interdits
– 1890 : loi imposant l’anglais comme langue officielle d’enseignement partout en Ontario
– 1891 : abolition des manuels en langue française.
– 1912 : Règlement 17, cautionné par le ouvernement fédéral, afin d’abolir l’éducation en français.
– 1913 : L’Ontario décrète que le français ne devrait pas être utilisé dans les écoles après la 1ère année du primaire.
– 1997 : La Commission de restructuration des services de santé de l’Ontario annonce la fermeture de l’Hôpital Montfort, seul hôpital francophone de l’Ontario.

.. les Ontariens ayant le français comme principale langue d’usage à la maison ne représentent plus que 2,4 % de la population de la province selon le dernier recensement.

Manitoba

- 1870 : Le Manitoba joint la confédération canadienne.>
– 1890 : La législature du Manitoba vote la suppression de la langue française comme langue officielle de la province. C’est le Official Language Act.
– 1896 : Le gouvernement fédéral et le gouvernement manitobain abolissent les écoles francophones séparées du Manitoba. On conserve une demi-heure par jour d’enseignement en français.
– 1916 : Loi Thornton : L’éducation en français est alors totalement interdite.
– 1972 : L’Unicity – le fusionnement forcé – Saint-Boniface, seule ville française du Manitoba, cesse d’exister comme ville autonome

En 2006, le poids démographique des francophones parlant le plus souvent le français à la maison par rapport à l’ensemble de la population manitobaine n’était plus que de 1,8 %. Les lois antifrancophones ont joué leur rôle et la disparition du français comme langue d’usage est presque consommée.

Saskatchewan

- 1885 : Bataille de Batoche, en Saskatchewan, à l’issue de laquelle les troupes canadiennes écrasent les Métis francophones
– 1902 : Interdiction du français comme langue d’enseignement alors que la Saskatchewan est un territoire sous juridiction fédérale.
– 1905 : La Saskatchewan devient province canadiennes (Saskatchewan Act) avec une seule langue officielle : l’anglais.
– 1926 : Le Ku Klux Klan fait son apparition dans l’Ouest canadien et est actif particulièrement en Saskatchewan durant ces années, alors qu’il combat le fait français avec l’appui des politiciens conservateurs et du mouvement orangiste. Voir à ce sujet : BÉGIN, Pierre-Luc, Loyalisme et fanatisme. Petite histoire du mouvement orangiste canadien, Québec, Éditions du Québécois, 2008.
– 1929 : Abolition complète de l’enseignement du français en Saskatchewan.

Depuis ce temps, les gouvernements fédéral et saskatchewanais ont accordé quelques concessions en raison des combats acharnés des francophones de la province et en réaction à la montée du séparatisme québécois.

La pensée orangiste reste très présente en Saskatchewan. À titre d’exemple, la Saskatchewan Association of Rural Municipalities (représentant 297 municipalités) adopte annuellement une résolution contre la Loi sur les langues officielles do fédéeral (donc contre le français, langue officielle).

Les francophones parlant français à la maison le plus souvent ne représentent plus que 0,45 % de la population de la province.

Alberta

- 1892 : L’Alberta, territoire fédéral, fait de l’anglais la seule langue des débats parlementaires et de l’enseignement.
– 1905 : L’Alberta deviennent une province canadienne (Alberta Act). Une seule langue est reconnue officiellement : l’anglais.
– 1988 : L’Alberta légifère et devient officiellement une province unilingue anglaise.

Aujourd’hui, en Alberta, les francophones qui parlent le plus souvent le français à la maison ne représentent plus que 0,6 % de la population de la province…

Colombie-Britannique et territoires fédéraux (Territoires-du-Nord-Ouest, Yukon et Nunavut)

- 1877 : La Constitution des Territoires-du-Nord-Ouest fait de l’anglais et du français les langues de l’Assemblée législative et des tribunaux.
– 1892 : Suppression, par ordonnance, des écoles catholiques (donc françaises) dans les Territoires-du-Nord-Ouest, qui sont sous juridiction fédérale, et suppression du français devant les tribunaux.
– 1912 : Le district de Keewatin est annexé au Manitoba : les francophones de cette région tombent sous la coupe des lois antifrançaises manitobaines. C’est donc un territoire Colombie-Britannique sous juridiction fédérale (le Keewatin), ayant eu la possibilité d’être peuplé de francophones, qui se trouva annexé à la province du Manitoba afin d’assurer la suprématie de l’anglais sur ce territoire. De plus, si on remonte à 1870, les territoires qui couvrent aujourd’hui l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et les Territoires-du-Nord-Ouest constituaient la Terre de Rupert, qui était alors majoritairement peuplée Métis francophones. Lorsque ce territoire fut cédé au Canada par la Couronne britannique et découpé en provinces et territoires canadiens, les lois antifrançaises dans les provinces et territoires assurèrent l’assimilation des francophones, et ce, malgré les garanties qui furent données aux francophones de la Terre de Rupert selon lesquelles leurs droits et institutions seraient protégés dans les provinces canadiennes…
– 1988 : Adoption de la loi 60 abolissant les droits linguistiques des francophones dans les Territoires-du-Nord-Ouest, toujours sous juridiction fédérale canadienne.

En Colombie-Britannique, au début du XIXe siècle, les Canadiens de langue française comptaient pour 60 % de la population, mais ils se sont retrouvés minoritaires avant la fin du siècle, soit après la ruée vers l’or et l’arrivée massive d’immigrants anglophones. L’immigration anglaise a donc changé rapidement la situation puisque, en 1901, les francophones ne constituaient déjà plus que 2,5 % de la population, et 1,1 % en 1931.

Nouveau-Brunswick et les Maritimes

- 1755-1763 : Déportation des Acadiens. La déportation, effectuée sur l’ordre de la Couronne britannique, coûte la vie à 10 000 personnes, surtout des enfants. À noter que cette couronne britannique est toujours présente symboliquement au Canada à travers l’institution du Gouverneur général. De plus, un des architectes de la déportation, Charles Lawrence, est inhumé en l’église anglicane St-Paul d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, où les paroissiens anglophones de l’endroit célèbrent toujours sa mémoire. Pour de plus amples renseignements, voir notamment le magazine L’Actualité du 1er septembre 2008.
– 1864 : La loi Tupper, en Nouvelle-Écosse, supprime les écoles catholiques (donc françaises) dans la province.
– 1871 : L’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, avec l’appui tacite du gouvernement fédéral, adopte la loi King ou Common Schools Act sur les écoles non-confessionnelles, qui proscrit l’enseignement de la religion et qui supprime le français dans l’éducation.
– 1877 : Le Public School Act supprime les écoles catholiques (donc françaises) à l’Île-du-Prince-Édouard.
– 1945 : Création d’un ministère et d’un conseil de l’Éducation à l’Île-du-Prince-Édouard : les syndicats, les associations de pêcheurs, les chambres de commerce, les groupes de femmes et la légion canadienne siègent sur le Conseil, mais pas les francophones.

Depuis cette époque, les francophones des Maritimes mènent de grands combats pour la sauvegarde de la langue française. Cependant, les lois répressives ont eu le temps de faire leur œuvre : seul le Nouveau-Brunswick maintient aujourd’hui une vie culturelle française relativement significative.

Toutefois, même dans cette province, les jours du français sont comptés, à moins que les Acadiens ne se dotent de leur propre État, .. une grande bataille a commencé en 2009 pour les francophones du Nouveau-Brunswick, alors que la réforme en santé de la province menace les institutions des francophones. « Une bataille à la Montfort » s’annonce au Nouveau-Brunswick titrait Le Devoir du 17 décembre 2008.

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- Vol de notre nom, de notre hymne national et de nos symboles nationaux 

N’allez pas croire que les anglos avaient quelqu’envie que ce soit de se donner le nom d’un peuple qu’ils détestaient et voulaient faire disparaître.  Mais, justement, c’est pour mieux nous faire disparaître qu’il l’ont fait car ce qui n’a pas de nom ni de symboles n’existe pas.

Alors; le Canada, le Castor, la Feuille d’Érable et le Ô Canada ; c’est toujours nous.

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- Abaissement des Canadiens au statut de nègres-blancs

[en 1964] La Commission Laurendeau-Danton concluait : « .. d’après le recensement de 1961, .. les Canadiens d’origine française et ceux d’origine britannique ne sont pas des partenaires égaux. .. les Canadiens d’origine française se classent beaucoup plus bas dans l’échelle socio-économique. Ils sont moins bien représentés dans les postes d’influence et d’autorité, ne possèdent qu’une part réduite de la propriété des entreprises et ont moins facilement accès aux fruits de la technologie. Les emplois qu’ils occupent assurent moins de prestige et sont moins bien rémunérés. »

En 1960, le Québec a une économie à construire et une longue tradition de dépendance. À cette époque, les « Canadiens-français » possédaient 15,4 % des entreprises [alors qu'ils représentaient 82 % de la population] …

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Until the 1970’s (and the first Parti Québécois governement) all socio-economic metrics of (French) Canadians like life expectancy, average income, average education, health, child mortality, access to higher professional levels, etc. were similar or lower in comparison to those of the blacks in USA. Except for the Natives who were in concentration camps (reservations), the living conditions of every other ethnic groups in Canada (anglos, italian, jews, greek, irish, etc.) surpassed those of the founding nation of the country.

White-neggers : Severe anti-Canadien segragation in Canada..

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[In his book White Neggers in America] Vallières argues that French Canadians have been kept in a position of exploited workers by the English upper class entrepreneurs. He draws parallels between the social and economic position of French Canadians and slaves in the United States, hoping to show that both cultural groups have been brought to the continent to serve as the lower, under, and working class for a common oppressor.

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- « No black, jews or dog allowed »

.. la discrimination et le racisme étaient chose courante. Mes parents m’ont raconté que des écriteaux avaient été affichés aux limites de la ville de Toronto pour annoncer : « Interdit aux Noirs, Juifs et chiens ». Les clubs sociaux et athlétiques pratiquaient la discrimination … Des quotas avaient été établis pour les juifs dans toutes les professions. Pas plus que 10 % ou même ZÉRO dans certains cas. L’hôpital Mt Sinai a été construit parce que les médecins juifs se voyaient refuser des stages dans des autres hôpitaux.

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In Winnipeg in the 1930s and 1940s, Jews were considered Personae Non Gratae

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There is no official record of how many times the sign “NO JEWS OR DOGS ALLOWED” was posted in Canada during the ‘30s and ‘40s. But historian Irving Abella asserts that it was spotted at “Halifax golf courses, outside hotels in the Laurentians and throughout the cottage areas of Ontario, the lake country of Manitoba and the vacation lands of British Columbia.” A popular alternative, hardly less pointed, read: “FOR CHRISTIANS ONLY.”

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- « No jew is too many »

[lors des années 1930 et 1940 alors que les juifs allemands subissaient les persécutions nazies, ceux-ci cherchaient refuge ailleurs dans le monde.. ] la Grande-Bretagne finit bien par accepter quelque 70 000 réfugiés juifs du nazisme, tandis que les États-Unis en accueillirent plus de 200 000. Le Canada en reçut moins de 5 000 pendant la période 1933-1948, ce qui le place au dernier rang des pays occidentaux pour l’accueil à ces victimes des persécutions nazies. La Bolivie, beaucoup moins riche, en admit 14 000. Dans une étude solidement documentée et dénuée de propos larmoyants, messieurs Abella et Troper tentent d’expliquer cette extraordinaire mesquinerie. Elle tient, grosso modo, à deux facteurs: le désir de l’administration fédérale de garder au pays un caractère anglo-saxon, et la judéophobie croissante de l’ensemble des Canadiens.

(source)

.. while many nations were complicit in the Holocaust for their refusal to admit Jewish refugees during the Nazi era, the Canadian government did less than other Western countries to help Jewish refugees between 1933 and 1948. According to official statistics, 5,000 Jewish refugees entered Canada during this period, the lowest record of any Western country.

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- Loyal Orange Association of Canada et KKK Kanada

.. beaucoup de loyalistes, qui sont venus s’installer au Canada, étaient des « orangistes » convaincus. Les orangistes préconisaient une doctrine anticatholique et antifrançaise, .. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, un Canadien anglais sur trois était membre de cette organisation prônant la suprématie anglo-saxonne blanche, équivalant aux WASP des États-Unis (« White Anglo-Saxon Protestants »). .. Il y eut plusieurs premiers ministres provinciaux orangistes dans la plupart des provinces (Ontario, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, etc.).

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Loyal Orange Association of Canada

Le mouvement orangiste .. s’est retrouvé impliqué au cœur des conflits linguistiques et religieux qui ont bouleversé l’histoire du Canada. Le mouvement orangiste donna naissance à un groupe encore plus intolérant et raciste, le Ku Klux Klan canadien, qui connut ses racines les plus profondes dans les petites villes de la Saskatchewan en raison du «péril jaune», mais aussi à cause des Noirs, des juifs et des catholiques.

(source)

 Le KKK (Klu Klux Klan, regroupement fanatique anti-noir, anti-juif, anti-catholique et anti-français) devient très influent en Saskatchewan. Allié au mouvement orangiste, il prêche la déportation des noirs et des non-protestants et s’oppose à toute présence de la langue française, si minoritaire soit-elle, à l’extérieur du Québec.

(source)

postcard of a cross-burning in Regina, May 24, 1928 Speak White

In the early 1920s it spread across the United States into Canada, and in late 1926 Klan organizers came to Saskatchewan to preach its message of racial and religious hatred … By the fall of 1928 local Klans had been established in over 100 Saskatchewan towns, usually signalling themselves by a ritual burning of crosses; .. the Klan’s attacks on the “unassimilable” immigrants from central and southeastern Europe and on the Roman Catholic church for its “subversion” of the public school system.

(source)

Le Ku Klux Klan (du grec kuklos qui signifie cercle) est une fraternité secrète d’extrême-droite qui vise à imposer la suprématie de la société protestante anglo-saxonne. Fondé à Pulaski, dans le Tennessee, en novembre 1865 … le Ku Klux Klan (KKK) est interdit en 1871 à cause des actes d’une violence extrême auxquels il se livre contre les Noirs et les Nordistes. … En 1921, on signale que le KKK est actif à Montréal. En 1925, des « klans », ou sections locales, sont présents un peu partout au Canada. Tout comme les organisations parallèles aux États-Unis, les sections canadiennes du KKK font preuve d’une haine fanatique envers le catholicisme et craignent que la pureté de la race anglo-saxonne ne soit menacée par de nouveaux immigrants. Elles n’hésitent pas, au besoin, à recourir à des moyens illégaux pour atteindre leurs objectifs.

Le KKK … de la Saskatchewan .. à son apogée, juste après l’élection provinciale de 1929 .. prétend avoir 40 000 membres.

… À la fin des années 70, le KKK essaie une fois de plus de s’organiser au Canada, surtout en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique … objectif avoué de l’organisation d’imposer la suprématie des Blancs …

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Vancouver, en 1925. Cette organisation fraternelle, secrète et ultraconservatrice, vouée à la suprématie de la société protestante anglo-saxonne voit le jour à Pulaski, au Tennessee (avec la permission de City of Vancouver Archives/CVA-99-1946).

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Exil permanent forcé de plus de la moitié de notre peuple pour survivre

« that horrible homelessness of all French Canadian abroad in America »
Jack Kerouac (1922-1969)

La diaspora québécoise se compose principalement de millions de personne dont les ancêtres ont quitté le Québec à destination de la Nouvelle-Angleterre, de l’Ontario et des provinces de l’Ouest canadien. Ainsi, quelque 900 000 Québécois, principalement des cultivateurs francophones, iront s’installer aux États-Unis par vagues entre le milieu du XIXe siècle et la dépression de 1930. En 1901, au plus fort de cette émigration qui fut qualifiée à l’époque de « grande saignée » ou « grande hémorragie », près de la moitié de la population née au Québec réside aux États-Unis.

.. Après la pendaison de Louis Riel et le génocide des Métis dans l’ouest canadien, le gouvernement canadien appliqua une politique de colonisation dans l’ouest canadien, en y distribuant des subventions et en y donnant des terres. Il y eut une vaste campagne de promotion en Europe. Il est important de noter que ces privilèges n’étaient pas disponibles pour les Québécois, qui manquaient de terres à cultiver. C’est ce qui explique cet exil aux États-Unis, plutôt que vers l’ouest canadien.

(source)

Migration vers les États-Unis – L’exode des francophones

L’émigration d’un million de Canadiens français vers les États-Unis au cours du XIXe siècle .. Exclus de l’empire commercial passé aux mains des anglophones, au milieu du XIXe siècle, les Canadiens français n’eurent d’autre choix que de se replier sur les bords du Saint-Laurent et de se consacrer à l’agriculture, seul débouché pour la main-d’œuvre francophone.

.. Il semble que plus d’un demi-million de Québécois se sont établis dans les villes américaines .. une véritable saignée: durant un siècle, soit entre 1840 et 1930, il [le Québec] a vu passer outre-frontière de 5 % à 10 % de sa population, chaque année. .. [n'eut été de ces exils nombreux] le Québec aurait aujourd’hui une population francophone de 12 à 14 millions d’habitants ..

(source)

Il y a environ 7 millions de francophones au Québec et un million de francophones hors Québec. Si le Canada avait permis aux Québécois de coloniser l’ouest canadien plutôt que de s’exiler aux États-Unis, on peut supposer qu’il y aurait 21 millions de canadiens dont la langue maternelle serait le français. La population totale du Canada est d’environ 32 millions d’habitants.

Les francophones seraient, et de loin, le groupe majoritaire dans ce beau Canada, n’eut été des lois du gouvernement d’Ottawa.

(source)

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- Fédérations imposées sans l’appui des peuples

à faire

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- Terrorisme d’état pratiqué par la GRC qui mettait des bombes à Montréal et faisait passer ça pour le FLQ

http://canadalibre.ca/divers/flq-grc/

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- Emprisonnement arbitraire et sans accusation de centaines de citoyens pendant des mois sous la loi des mesures de guerre

à faire

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- Imposition d’une constitution conçue expressément pour empêcher notre peuple de protéger sa langue et sa culture

à faire

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- Mensonges, manipulation des ethnies et non respects des lois lors de nos référendums

à faire
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Prétention de détenir le droit de décider si notre peuple a le droit ou non de disposer de librement de lui-même

à faire

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- Racisme anti-canadien toléré et encouragé dans tous les médias anglos

à faire

- Etc.

Alors, votre canada « progressiste, pluraliste, pacifiste et humaniste. » c’est rien que de la propagande pour les ignorants et pour les colonisés.

Une réponse à Le canada-des-anglos, c’est …

  1. Lebourg dit :

    Qu’ attendent les canadiens français de langue et catholique pour voter leur independance si j’ étais canadien j’ aurais la haine en premier lieu pour la reine et pour les gens qui ont commis ce crime contre l’humanité il ont montré le chemin à Hitler et leur descendant ne sont pas dignes tant que les lois discriminatoires ne sont pas annulées dans ce grand pays aux anglophone si fermés d’esprits !!!!

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