Le Génocide culturel des francophones au Canada

Cet extrait est tiré du site Vigile.net.

Le Génocide culturel des francophones au Canada

Synthèse du déclin du français au Canada

Éditions du Québécois

Présentation

Le système fédéral canadien est le tombeau du fait français au pays. On nous a dit qu’avec la Confédération de 1867, qui marque la fondation du Canada tel qu’on le connaît aujourd’hui, on allait réparer les affres de la Conquête anglaise de 1760 et permettre aux Canadiens français d’être reconnus en tant que « peuple fondateur ». On nous a dit que, par ce « pacte », le gouvernement fédéral canadien serait le fiduciaire des francophones au Canada et qu’il assurerait leur survie et leur épanouissement. Et on nous a dit que la Constitution de 1982 et sa Charte des droits allaient garantir les droits des minorités francophones.

La réalité est toute autre! D’ailleurs, seule la version anglaise de la constitution canadienne a cours légal et, à ce jour, une version française n’a toujours pas été adoptée. Le symbole est fort!

Accepter les prétentions fédérales, c’est oublier que le Canada s’est construit sur une volonté d’assimiler la gênante minorité francophone du pays et que les chiffres, si l’on prend la peine de les chercher et de les regarder, parlent d’eux-mêmes : les francophones au Canada subissent depuis 1867 un déclin qui les mènera à terme à la disparition. En fait, le sort en est jeté pour les francophones hors Québec, hormis peut-être au Nouveau-Brunswick. Les lois antifrancophones et assimilatrices ont rempli leur rôle à tel point que le poids démographiques des francophones au Canada anglais est si peu élevé qu’il ne justifie plus la présence d’institutions françaises telles que les universités ou les hôpitaux. Et au Québec même l’avenir du français est menacé.

Les chiffres et les rappels historiques présentés dans ce livre sont éloquents. Sans des lois d’exception telles que la loi 101 faisant du français l’unique langue officielle au Québec, loi adoptée sous un gouvernement du Parti Québécois malgré l’opposition farouche du Parti libéral du Québec (pour qui le financement et le soutien de la minorité anglaise du Québec sont indispensables à son élection), et sans l’indépendance du Québec pour enfin doter les francophones d’Amérique d’un foyer national et d’un État libre et indépendant, le sort des francophones est scellé.

Cet ouvrage devrait faire comprendre l’urgence d’agir. Pour paraphraser Pierre Vadeboncoeur, face à ce génocide en douce, nous n’avons qu’un choix : ou nous gouverner, ou disparaître…

Le français dans l’ensemble du Canada

Les données statistiques du plus récent recensement au Canada (2006) confirment le déclin inexorable du français en ce pays.

Un nouveau seuil est atteint alors que les citoyens de langue maternelle française ne représentent plus que 22,1 % au Canada et que nous sommes même passés sous la barre des 80 % pour ce groupe de locuteurs au Québec (79,6 %).

Si les francophones du Canada ont pu maintenir leur poids démographique de 1867 jusqu’à la première moitié du XXe siècle grâce à un exceptionnel taux de natalité malgré les lois antifrancophones, une chute dangereuse s’est amorcée depuis les années 1950.

Voici un portrait de l’évolution de la population de langue maternelle française au Canada depuis la Conquête et du déclin du français comme langue d’usage à la maison epuis 35 ans.

Tableau 1

Déclin de la population de langue maternelle
française au Canada

1766   99 %*
1840   45 %*
1850   36 %*
1861   34 %*
1867-1951   ± 29 %*
1961   28,1 %
1971   26,1 %
1981   25,7 %
1991   24,7 %
2001   22,9 %
2006   22,1 %
2011**   ?
2016**   ?

Sources : Maurice Séguin, Histoire de deux nationalismes au Canada, Guérin Éditeur, 1997, Trésor québécois de la langue française (Université Laval) et Statistique Canada (2008).
* Pour ces périodes, le critère est celui de l’origine ethnique. Celui de la langue maternelle est apparu dans le recensement de 1931.
** Au rythme où vont les choses, si rien n’est fait, où en seront les francophones au Canada en 2011, puis en 2016, et quel sera leur pouvoir politique dans un Canada encore plus anglophone? Faites-vos prédictions et communiquez-les au http://www.lequebecois.org

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Tableau 2

Déclin du français comme langue d’usage
à la maison au Canada

1971   25,7 %
1981   24,6 %
1996   22,9 %
2001   22 %
2006   21,7 %

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À l’extérieur du Québec : le désastre…

À l’extérieur du Québec, entre 1951 et 2006, la proportion de Canadiens de langue maternelle française est passée de 7,3 % en 1951 pour atteindre le taux alarmant de seulement 4,1 % en 2006.

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Tableau 3

Déclin de la population de langue maternelle
française au Canada hors Québec

1941   7,8 %*
1951   7,3 %
1961   6,6 %
1971   6 %
1981  5,2 %
1991   4,8 %
2001   4,4 %
2006   4,1 %

* Terre-Neuve non compris.

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Langue d’usage à la maison hors Québec : l’hécatombe, encore…

Hors Québec, entre 1971 et 2001, le pourcentage de la population qui avait le français comme langue d’usage à la maison est passé de 4,3 % en 1971 au seuil critique de 2 % en 2006.

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Tableau 4

Déclin du français comme langue d’usage
à la maison au Canada hors Québec

1971   4,3 %
1981   3,8 %
1991   3,3 %
2001   2,7 %
2006   2 %

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Le bilinguisme canadien : une fumisterie

En 1951, 31,9 % de la population canadienne avait une connaissance du français. En 2006, cette proportion n’était plus que de 30,7 %. De son côté, l’anglais, pour la même période, est passé de 79,3 % à 85 %!

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L’assimilation au Québec même

Au Québec, le français devrait normalement attirer environ 83 % des nouveaux locuteurs si on considère les statistiques de la langue d’usage. Or, en 2001, l’anglais a attiré 55 % des nouveaux locuteurs qui ont adopté cette langue comme nouvelle langue d’usage, contre 45 % seulement qui ont opté pour le français.

Dans la région de Montréal, la situation est encore plus alarmante. Pour la même période, la langue anglaise a attiré 65 % des nouveaux locuteurs qui ont adopté cette langue comme nouvelle langue d’usage, contre 35 % seulement qui ont choisi le français.

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Le temps nous est compté

Selon Bryan Lee Cowley, président de l’Atlantic Institute for Market Studies, d’ici 2031, le Québec ne représentera plus que le cinquième de la population canadienne, tandis qu’à Ottawa les députés québécois ne seront que 75 sur 378 députés fédéraux. Dans son ouvrage intitulé Fearfull symmetry, Cowley démontre que le Québec ne pourra plus alors faire valoir aucune revendication. Le temps nous est donc compté. Il urge de se libérer du système canadien, système qui nous condamne à l’assimilation…

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Voir le document au complet sur Vigile.net :

Table des matières
Présentation 3
Le français dans l’ensemble du Canada 5
L’Ontario 11
Le Manitoba 19
La Saskatchewan 23
L’Alberta 27
La Comlombie-Britannique et les territoire fédéraux (T.-du-N.-O., Yukon et Nunavut) 29
Le Nouveau-Brunswick et les Maritimes 33
Le Québec 37
Conclusion 47
Liste des tableaux 50
Pour en savoir plus 51
Table des matières 53

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