Un fédéraliste en voyage

Une fois c’est un fédéraliste en voyage. Il rencontre un habitant du pays qu’il visite et lui parle comme parlent les fédéralistes :

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– Vous, monsieur, pensez-vous vraiment que la souveraineté est une bonne chose ?

– Bien sûr que c’est bon.  Tout le monde sait ça.  Si on n’avait pas la souveraineté, on ne pourrait pas exister en tant que peuple, on ne pourrait pas garder notre culture, on ne pourrait pas développer notre économie et on n’aurait pas d’avenir.

– Ouanh, mais ça fait beaucoup de problème.

– C’est plus facile de s’occuper des problèmes quand on décide soi-même ce qu’on fait et ce qu’on ne fait pas.

– Ouanh, mais il faut payer pour avoir votre armée, votre système de poste, vos pensions de vieillesse et vos ambassades.

– C’est mieux ça que payer pour l’armée des autres, la poste des autres, les pensions des autres et les ambassades des autres.

– Ouanh, mais ça fait toujours de la chicane.

– Il y a bien moins de chicane quand on est chez-nous chez nous et que les autres sont chez-eux chez eux.

– Ouanh, mais si vous laissiez un pays voisin avoir le contrôle sur le vôtre, ça ferait un plus grand pays.

– Notre pays est assez grand comme ça.

– Ouanh, mais vous seriez unis.

– On serait toujours des peuples différents.

– Ouanh, mais vous auriez leurs belles montagnes, leurs grandes chutes ou leurs grands lacs.

– Je peux aller voir leurs montagnes quand je veux comme c’est là. Elles ne seront jamais ni plus proche ni plus loin.

– Ouanh, mais vous auriez un pays plus fort.

– Et nous serions plus faibles.

– Ouanh, mais vous seriez plus riches.

– C’est impossible que des étrangers viennent chez-nous rien que pour nous donner de l’argent. Tout le monde sait que si on laisse le contrôler à des étrangers, alors ils nous volent.

– Ouanh, mais … Chez-nous, chez-eux, les étrangers : Vous êtes très raciste, monsieur, car vous détestez et rejetez les gens des autres pays.

– Pas du tout.  Je ne les déteste pas et je ne rejette personne.  Il est hors question que des étrangers aient le contrôle ici.  C’est tout.

– Ouanh, mais …

– D’où venez-vous pour poser des questions aussi insensées ?

– Je viens du Québec.

– C’est où ça, le Québec ?

– C’est au Canada.

– Ah oui !  Le Canada. Un grand pays avec un grand fleuve qui se rend jusqu’au milieu du continent.

– Ouanh, mais c’est le Québec, ça.

– Le Canada a changé de nom ?

– Non. Le Québec c’est le Canada aussi, mais c’est pas pareil …

– Vous avez pas l’air de savoir d’où vous venez !

– Ouanh, mais …

– Ça existe depuis quand, le Canada ?

– Depuis 1867.

– Qu’est-ce qu’il y avait là avant ?

– Nous autres.

– Les Québécois.

– Ouanh, mais non. On était les Canadiens dans ce temps-là.

– Canadien ou Québécois ?

– Les deux, ça dépend quand.

– Vous avez pas l’air de savoir qui vous êtes !

– Ouanh, mais …

– Ouanh mais, ouanh mais, ouanh mais … Vous ne comprenez pas à quoi sert la souveraineté, vous ne comprenez rien de ce qu’on vous explique, vous ne savez pas d’où vous venez et vous ne savez pas qui vous êtes. Vous êtes vraiment pitoyable.

– …

– Est-ce que tout le monde est comme vous au Québec ?

– Non.

– Par chance, sinon c’est certain que vous seriez tous en train de disparaître.

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Rien qu’au Québec …

 

 

La menace de partition du Québec est de retour

En politique, une partition consiste en l’établissement de frontières à l’intérieur d’un territoire (État, communauté, etc.) jusque là considéré comme une unité. (source)

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Nous avons déjà subi une partition en 1791 alors que la Province du Québec, qui couvrait alors le Labrador, la moitié sud du Québec actuel ainsi que tout le bassin des Grands-Lacs en Ontario, Michigan, Illinois, Ohio, Indiana, etc. fut divisée pour former les Haut-Canada et Bas-Canada qui devinrent plus tard les provinces d’Ontario (couvrant seulement le coté nord des Grands-Lacs) et du Québec.

La possibilité d’une nouvelle amputation d’une partie du territoire Québécois est revenue sur la scène politique à l’époque où, suite à la courte et douteuse victoire du NON au référendum de 1995, Lucien Bouchard était premier ministre du Québec et où ‘appui à notre souveraineté se maintenait à des niveaux majoritaires :

Charest - partition
Cette menace disparue avec l’accession de John James Charest au poste de premier ministre du Québec en 2003 qui fit disparaître la possibilté immédiate de souveraineté de notre peuple.

En 2014, l’arrivée de Pierre-Karl Péladeau sur la scène politique Québécoise suscite un engouement important chez les souverainistes Québécois  ce qui ravive la peur chez ceux qui voudraient nous garder soumis. On ressort donc la menace de partition :

The New Montreal
The New Montreal Province

Sous couvert d’égalité, le projet The New Montreal Province est en fait le rejet radical du Québec et des Québécois :

no one really cares about anyways

Il suffit de suivre les discussions de ce groupe pour se convaincre que ce sentiment de rejecti est partagé par pratiquement tous les partisans du projet.

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La partition de Montréal du reste du Québec soulève des réactions et questionnements :

– Premièrement, la menace de partition permet de constater que les fédéralistes n’ont rien de positif à faire valoir pour convaincre les habitants du Québec de rester soumis au reste du pays.  Le « Love in » du 27 octobre 1995 est répudié.

– La partition sans l’accord des autorités et des populations du territoire concerné est un geste inconstitutionel au Canada et illégal sur la scène internationale (Slobodan Milosevic, qui est la dernière personne à avoir tenté la partition d’un territoire, est mort en prison durant son porcès pour Crimes contre l’humanité).  Comment peut-on faire la partition de Montréal sans l’accord d’Ottawa ni celle de Québec ?

– Comment Montréal pourrait-elle se développer économiquement sans électricité, sans apports des banlieues telle que main-d’oeuvre et clientèle et sans apport de la province telle que denrées, matériaux, énergie, etc ?

– Le Québec tronqué de Montréal aurait vite fait d’abandonner le reste du pays pour faire sa souveraineté.   Que deviendra Montréal sans accès aux eaux internationales ?

Apartheid universitaire

Apartheid universitaire

Apartheid universitaire
Apartheid universitaire

Y a-t-il une seule nation sur cette planète qui finance autant les institutions d’éducation postsecondaire de sa minorité que le Québec le fait avec ses anglophones? La réponse est NON. Partout, sur tous les continents, dans des nations indépendantes ou jouissant des pouvoirs en matière d’éducation, on vise avant tout la cohésion sociale et l’intégration via des études supérieures dans la langue nationale.

Au Québec, malgré la Révolution tranquille, malgré la Loi 101, malgré la rhétorique d’une soi-disant libération d’un passé de peuple conquis, on finance les universités de langue anglaise à près de 30 % du budget total pour une minorité historique de moins de 6 % de la population. Pendant que les services universitaires à la minorité francophone hors Québec se résument à une peau de chagrin qui ne fait plus pleurer personne, une université comme McGill trône fièrement en plein cœur de notre métropole, participant à notre anglicisation avec la moitié de ses étudiants venant d’en dehors du Québec.

Cet apartheid entre une minorité anglophone privilégiée et une majorité francophone reléguée à des bantoustans d’universités sous-financées constitue la réalité dont personne ne veut parler, car elle ouvrirait la porte à l’admission de notre échec et à la nécessité de renforcer notre aménagement linguistique.

Ce livre constitue un puissant rappel à la minorité de langue anglaise du Québec qu’elle est la plus choyée au monde. Il s’agit également d’un vibrant plaidoyer en faveur d’actions concrètes et courageuses permettant de sortir du cadre limitatif d’une Loi 101 souvent centrée sur l’affichage pour s’attaquer à un problème auquel nous n’avons jamais voulu faire face : la nécessité d’un financement des institutions postsecondaires de notre minorité historique au prorata de son poids démographique.

Nous avons le choix : mettre fin à l’apartheid universitaire ou disparaître.

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un anglo vaut 13 francos en Santé
EN SANTÉ, UN ANGLOPHONE VAUT 13 QUÉBÉCOIS Financement per capita de la construction des mégas-hôpitaux de la minorité anglophone et de la majorité francophone du Québec Sources : Presse canadienne (2011) et Statistique Canada (2006) Apartheid universitaire, Louis Préfontaine, Éd. Louise Courteau, 2012, page 163.
Un anglo vaut 7 francos à l'université
À L’UNIVERSITÉ, UN ANGLOPHONE VAUT 7 QUÉBÉCOIS Financement per capita des institutions universitaires du Québec selon la communauté linguistique à laquelle elles sont destinées et la source de financement, 2008-2009 Sources : ACPAU (2010) et Statistique Canada (2006) Apartheid universitaire, Louis Préfontaine, Éd. Louise Courteau, 2012, page 122.

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Un auteur dénonce l’«apartheid» universitaire au Québec

Par Annabelle Blais, journal Métro, 1er mai 2012

Même si le poids démographique des anglophones est inférieur à 6% au Québec, les universités anglophones s’y partagent près de 30% du budget. Aux yeux de l’auteur Louis Préfontaine, c’est à ce problème que devrait répondre le gouvernement lorsqu’il est question du sous financement des universités du Québec. À l’occasion de la sortie du livre Apartheid universitaire, Métro s’est entretenu avec l’auteur.

Vous dénoncez le surfinancement des universités anglophones. Le titre de votre livre, Apartheid universitaire, est-il volontairement provocateur?

C’est pour faire prendre conscience qu’il y a deux réseaux parallèles d’éducation. On a un réseau francophone qui a une très faible vitalité avec des revenus moindres. La minorité anglophone du Québec jouit d’un réseau d’éducation largement mieux financé per capita que celui de la majorité francophone. On peut donc considérer qu’il y a une forme d’apartheid entre les réseaux. C’est une forme de discrimination à l’égard du Québec. On a qu’à regarder notre réseau pitoyable d’universités francophones. Mais oui, il y a une composante de provocation dans mon titre, mais il est assumé.

Selon vous, la solution est de financer les universités anglophones selon le poids démographique de cette communauté au Québec?

On ne prend pas les moyens d’assurer la vitalité de notre langue. Ce que je propose dans mon livre est de régler une injustice et de financer les universités anglophones en fonction de leur poids démographique. Et même en faisant cela, on leur donnerait plus que ce que les minorités des autres pays reçoivent.

Mais il n’y a pas que des anglophones dans ces universités… 

C’est vrai et c’est correct. Mais ce serait bien aussi qu’il y ait des anglophones dans les universités francophones. Il y a aussi beaucoup d’étudiants étrangers dans ces universités qui sont financés avec nos impôts. On attire des gens (et notamment des Français) qui ne souhaitent pas de participer à la culture québécoise mais plutôt à la culture majoritaire anglophone nord-américaine. En soit, ce n’est pas un problème. Le problème c’est que nous payons pour ça. S’il y avait une université privée, elle pourrait faire ce qu’elle veut. Mais en ce moment, 50% des étudiants de McGill ne viennent pas du Québec. Et nous, nous payons pour ces gens-là.

Sans McGill, le Québec ne se classerait pas dans les meilleurs palmarès d’universités… Oui McGill est une très bonne université, mais c’est une université qui ne favorise pas l’ouverture à la culture québécoise. Et si on donnait à l’UQAM les sommes que l’on donne à McGill ou si on donnait une faculté de médecine à l’UQAM on améliorait sa réputation et sa qualité. McGill, historiquement, est un symbole de la domination de la minorité de langue anglaise au Québec et ils n’ont jamais accepté le fait qu’ils ne sont plus une minorité canadienne, mais une minorité québécoise. Et c’est la clé pour comprendre le problème actuel.

Votre livre sort dans un contexte propice où le financement universitaire est dans l’actualité.

Oui. Je n’en parle pas directement dans le livre, mais c’est aussi un argument aux étudiants pour le dire regardez il y a moyen de réaménager les choses pour aller chercher les sommes dont le gouvernement a besoin.

Le cas McGill

L’université McGill reçoit 1,2 G$ du 1,7 G$ que les universités anglophone reçoivent (71%) du Québec. En prenant le financement de chaque institution séparément (et non pas en réseau comme le réseau de l’Université de Montréal qui comprend HEC et Polytechnique), McGill est l’université la plus financée au Québec. Et un étudiant sur deux à McGill vient de l’extérieur du Québec. M. Préfontaine se demande donc pourquoi ce serait au Québec de financer cette situation.

 

Certains anglos arguent que la loi 101 est invalide à cause de Napoléon Bonaparte

Napoléon

The New Province of Montreal/La Nouvelle Province de Montréal :

«« on ne devrait pas utiliser des évènements tragiques du passé pour justifier des lois linguistiques oppressives aujourd’hui »»

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Certains anglos croient que la loi 101 ne serait justifiée que par les nombreux crimes contre l’humanité et le nettoyage ethnique continuel commis par le pouvoir Anglais puis anglo contre tous ceux qui étaient au Canada avant eux.  Ils argumentent donc que des crimes commis ailleurs et en d’autres temps par Napoléon Bonaparte invalident automatiquement la loi 101.

Nous avons ici une forme d’argumentation trompeuse, un sophisme,  communément appelé l’Épouvantail :

L’épouvantail (ou homme de paille) est un sophisme qui consiste à présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée. …

.. « si on ne peut vaincre un raisonnement donné, il peut être possible de sortir victorieux d’un débat avec une version affaiblie de ce même raisonnement. Cela sera d’autant plus facile si nous créons nous-mêmes la version affaiblie en la façonnant de manière à garantir qu’elle sera démolie

… L’épouvantail est une technique utilisée très fréquemment dans les débats politiques ou d’une manière plus générale dans les médias.

Source : Épouvantail (rhétorique)

De toute évidence, Napoléon Bonaparte ne peut pas ètre lié au contexte Canadien puisqu’il n’était même pas né alors que l’envahisseur anglais avait coupé tout lien entre le Canada et la France.  De plus, tous les pouvoirs et élites Français ont quitté le Canada dès 1763 et n’y est resté que le peuple ordinaire, les Canadiens, qui ne se considérait même pas Français.

La vérité que The New Province of Montreal  ne peut pas combattre et qu’il tente de cacher est que la loi 101 est basé sur les raisons suivants, telles que listées dans les chapitres I et II de la Charte de la langue française du Québec :

CHAPITRE I
LA LANGUE OFFICIELLE DU QUÉBEC

1. Le français est la langue officielle du Québec.

CHAPITRE II
LES DROITS LINGUISTIQUES FONDAMENTAUX

2. Toute personne a le droit que communiquent en français avec elle l’Administration, les services de santé et les services sociaux, les entreprises d’utilité publique, les ordres professionnels, les associations de salariés et les diverses entreprises exerçant au Québec.

3. En assemblée délibérante, toute personne a le droit de s’exprimer en français.

4. Les travailleurs ont le droit d’exercer leurs activités en français.

5. Les consommateurs de biens ou de services ont le droit d’être informés et servis en français.

6. Toute personne admissible à l’enseignement au Québec a droit de recevoir cet enseignement en français.

Some anglos argue that Bill 101 is invalid because of Napoleons Bonaparte.

Napoléon

The New Province of Montreal/La Nouvelle Province de Montréal argues that our rights and our resistance to assimilation could only be justified by the many crimes against humanity and the ethnic cleansing committed by the English and anglos against those who were in Canada before them.  He pretends that this justification is invalid because of crimes committed elsewhere and at other times by the French emperor Napoléon Bonaparte.

This is not standing because The New Province of Montreal/La Nouvelle Province de Montréal argumentation is based on an invalid form of argumentation commonly called the Straw Man Fallacy.

The Straw Man fallacy is committed when a person simply ignores a person’s actual position and substitutes a distorted, exaggerated or misrepresented version of that position. This sort of « reasoning » has the following pattern:

– Person A has position X
– Person B presents position Y (which is a distorted version of X)
– Person B attacks position Y
– Therefore X is false/incorrect/flawed.

This sort of « reasoning » is fallacious because attacking a distorted version of a position simply does not constitute an attack on the position itself. One might as well expect an attack on a poor drawing of a person to hurt the person.

(source: http://www.nizkor.org/features/fallacies/straw-man.html)

The evidence is that Napoleon has absolutely nothing to do with the local context.  He was not even born when all ties between Canada and France were cut by the English invaders.

The position that The New Province  « simply ignores » with his fallacy are the fundamental French language rights in Quebec as listed in chapters I and  II of the Charter of the French language :

CHAPTER I
THE OFFICIAL LANGUAGE OF QUÉBEC

1. French is the official language of Québec.

CHAPTER II
FUNDAMENTAL LANGUAGE RIGHTS

2. Every person has a right to have the civil administration, the health services and social services, the public utility enterprises, the professional orders, the associations of employees and all enterprises doing business in Québec communicate with him in French.

3. In deliberative assembly, every person has a right to speak in French.

4. Workers have a right to carry on their activities in French.

5. Consumers of goods and services have a right to be informed and served in French.

6. Every person eligible for instruction in Québec has a right to receive that instruction in French.

 

1181 femmes et filles autochtones disparues ou assassinées

Autochtones disparues ou assassinées

Robert Pickton a assassiné quarante-sept femmes autochtones sans que la police ne l’arrête ni même n’enquête sur la série de disparition qu’il causait.  Sa quarante-huitième était blanche, on l’a arrêté.

Cela fait plus de deux siècles que le canada-des-anglos gardent les Autochtones dans des camps de concentration.  Il n’y a pas de gardiens pour surveiller, il n’y a pas de clôtures barbelées pour empêcher d’en sortir, mais les Autochtones savent qu’ils sont en danger quand ils vont dans le monde des blancs.

Les anglos du Québec veulent les mêmes privilèges que les franco-Ontariens

Carte medicare Ontario
Les anglos du Québec veulent les mêmes privilèges que les franco-Ontariens

Les anglos du Québec veulent les mêmes privilèges que les franco-Ontariens.

Sous le thème Pauvres victimes, nous avons ce soir la complainte des anglophones Montréalais se sentant brimés en comparaison avec les francophones Ontariens car ces derniers ont l’énorme privilège d’avoir le mot « Santé » sur leurs cartes santé.

Pauvres victimes.

Premièrement, les anglos du Québec ne sont pas au nombre de 1 000 000 mais bien 450 000 (5,4 % sur 8 214 000 personnes). .

Deuxièmement, supposons que les anglos du Québec soient traités comme les francos Ontariens le sont.  On aurait le mot « Health » sur la carte-soleil, mais aussi : moins de 5,4% du budget du ministère de la Santé du Québec seraient consacrés à des institutions anglophones plutôt que les 28 % actuels et il y aurait UN hôpital essentiellement anglophone au Québec au lieu des ONZE actuels (et pas de super hôpital à 1,3 milliards, évidemment).

J’appuie la proposition.

Troisièmement, ce sont les anglos du Québec qui sont la minorité la mieux traitée de la planète. Voici pourquoi :

  • Leurs droits linguistiques sont garantis et respectés scrupuleusement
  • ils ont droits à TOUS les services dans leurs langues
  • ils sont seulement 5,4% de la population et ils profitent de 19 % du budget du Ministère de l’Éducation ainsi que 28 % de celui de la Santé
  • Par-dessus tout, les anglos du Québec sont tellement confortables chez-nous et ils se sentent tellement supérieurs qu’ils ne cessent de dénigrer, inciter à la haine et mentir contre la population majoritaire parmi laquelle ils vivent.