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2 commentaires pour Divers

  1. Ping : Les oppressions du Canada contre ses francophones et autres minorités | Allmediacom

  2. Souveraineté ou indépendance ?

    Bernard Landry disait qu’il était plus clair de parler d’indépendance du Québec que de souveraineté du Québec et de se qualifier comme indépendantiste plutôt que comme souverainiste. Il disait, pour appuyer sa thèse: «Le 4 juillet aux États-Unis, avez-vous déjà entendu parler du Sovereignty Day? Non, c’est l’Independence Day!» Je trouve que ça a bien du sens. Qu’en pensez-vous?

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    « Le mot souveraineté renvoie à une autorité et un pouvoir suprêmes ou ultimes. .. Quand les Grecs ont pris en main le soin de déterminer eux-mêmes le mode de leur existence en commun .. ils accédaient à la souveraineté. Leur peuple devenait l’autorité suprême en matière de gouvernance. »

    « .. l’indépendance .. en lui-même le mot dit tout juste qu’on ne dépend pas. Indépendant, on ne dépend pas de quelque chose d’autre. Et dans le cas d’un pays, d’un État, cela veut simplement dire qu’il ne dépend pas d’un autre pays ou d’un autre État, que la conduite de son existence et de ses affaires ne relève pas de quelque puissance étrangère. »

    « Étant donné la souveraineté, cet état de choses étant de fait implanté, il va de soi qu’un État ainsi constitué n’est pas dans une situation de dépendance fondamentale par rapport à d’autres États. Il est indépendant. Il est indépendant de l’autorité d’un autre pour sa propre gouverne. Ainsi l’indépendance apparaît relever de la souveraineté. Elle en découle. En définitive, il ne peut y avoir indépendance que par la souveraineté.

    Ainsi travailler, parler, militer pour l’indépendance ne peut se faire sans impliquer la souveraineté. Présenter l’indépendance comme un but plus précis, plus engageant, plus stimulant que la souveraineté peut être un leurre. Celui de masquer la nécessité première qui est, pour l’ensemble des citoyens, de vouloir être pleinement soi-même comme nation, de vouloir être un peuple, un dèmos, dans son achèvement, dans son accomplissement, dans sa pleine maturité, et, dans ce sens originel et fondamental, d’être démo-cratique ..
    Militer pour l’indépendance du Québec ne peut pas faire les frais ni des efforts ni du temps requis pour que la majeure partie des citoyens adhèrent à un projet de pays qui leur convienne, qu’ils sont prêts à assumer dans sa totale autonomie, sous l’égide de ses propres lois. ..
    Militer démocratiquement pour l’indépendance du Québec doit tabler sur le discours fondateur, sur la parole qui laisse apparaître clairement les assises premières et les traits inaliénables d’une structure d’État souverain. .. »

    Fernand Couturier
    http://www.vigile.net/Souverainete-ou-independance

    Souveraineté ou indépendance ?
    http://www.vigile.net

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    (Réjean Drouin) : Indépendance et souveraineté viennent ensembles mais ne sont pas pareils. Indépendance est un terme négatif – qui dit ce qu’on n’est PAS – alors que souveraineté est un terme positif qui identifie ce qui détient le pouvoir.

    On peut parler d’indépendance du Québec mais cela ne dit pas comment le pouvoir y sera distribué. Bien sûr, la souveraineté du Québec implique son indépendance mais le concept de souveraineté soulève immédiatement la question du pouvoir : parle-t-on de la souveraineté de l’état seulement où des représentants détiennent et exercent les pouvoirs, ou bien, parle-t-on de la souveraineté DU PEUPLE (!!) où celui-ci est en contrôle de la définition et de l’exercice du pouvoir.

    L’indépendance est une question très simple : se débarrasser des pouvoirs étrangers sur notre destin. Mais après ? Comment allons nous exister au jour le jour en tant que peuple ? Serons-nous toujours soumis à un état sans droit de regard sur sa constitution et son exercice ou serons nous vraiment maîtres de notre destin ? C’est la question de la souveraineté.

    Les politiciens actuels, en détenteurs du pouvoir qu’ils sont, préfèrent ne parler que d’indépendance, évidemment. Cela laisse la question de la souveraineté pendante et ils espèrent ne faire que la souveraineté de l’ÉTAT Québécois pour ainsi garder le plus de pouvoir possibles pour eux. Disons que c’est leur déformation professionnelle naturelle. La conséquence de ceci est claire : faire l’indépendance seule et laisser aux politiciens le soin de définir la souveraineté reviendra seulement à échanger le pouvoir d’Ottawa sur nous contre celui de Québec mais, en tant que peuple, nous serons toujours dépendant d’un état. C’est un bien petit changement qui fera premièrement le bonheur des politiciens de Québec.

    Nous, le peuple, nous voulons plus que l’indépendance du Québec. Nous voulons NOTRE souveraineté et pas seulement celle de l’état du Québec. Nous voulons détenir le pouvoir sur notre destin, définir son mode de gestion et d’opération (constitution, élections, gouvernement, institutions, etc.), en garder le contrôle ultime et, surtout, nous voulons tenir les gestionnaires du pouvoir – élus ou pas – responsables, imputables et redevables envers nous de toutes leurs actions.

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