Les rudes épreuves du français au Canada

Après l’arrivée des Anglais en Nouvelle-France – Acadie et Canada – il aura fallu manoeuvrer vigoureusement pour éliminer les populations francophones des territoires et provinces hors Québec. Avec le texte suivant ainsi que celui sur « Les minorités francophones au Canada et les lois antifrançaises » nous découvrons tout un pan du régime d’appartheid anti-Canadien mis en place par le pouvoir anglo-impérialistes du 18ième siècle jusqu’à nos jours.

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Les rudes épreuves du français au Canada

Source : COUTURE, Patrick. « Les rudes épreuves du français au Canada » dans Chez Cousture: Histoire et BD, [https://canadalibre.ca/rudes-epreuves], (3 fvrier 2013).

1755 : Lors de l’abominable déportation des Acadiens, les Britanniques expulsent 12 000 francophones de leur pays natal, déchirant familles et amitiés. Famine et misère attendent les survivants. Le peuple Acadien ne s’est jamais vraiment remis de ce drame atroce.

1871 : Le «Common School Act» du Nouveau-Brunswick (l’ancienne Acadie) enlève aux minorités françaises vivant sur son territoire, leurs droits à l’école en français.

1877 : Le «Public School Act» interdit l’enseignement du français à l’Île-du-Prince-Édouard (un autre morceau de l’ancienne Acadie).

1890 : Le Manitoba abolit les écoles catholiques et l’usage du français.

1905 : L’Alberta réduit l’enseignement du français aux première et deuxième années. Après : une demi-heure par jour

1912 : L’Ontario réduit l’enseignement du français à la première année du primaire (règlement XVII

1914 : La première guerre mondiale éclate. Les Canadiens-Anglais réclament la conscription mais le Québec la rejette en bloc. En guise de représailles, l’Ontario bannit le français de ses écoles

1916 : La loi Thornton abolit l’enseignement du français au Manitoba

1927 : Le KKK (Klu Klux Klan, regroupement fanatique anti-noir, anti-juif, anti-catholique et anti-français) devient très influent en Saskatchewan. Allié au mouvement orangiste, il prêche la déportation des noirs et des non-protestants et s’oppose à toute présence de la langue française, si minoritaire soit-elle, à l’extérieur du Québec. Le Klan est présent et très actif au congrès du Parti conservateur provincial en mars 1928. Plusieurs délégués du parti son également membres du Klan et on les laisse distribuer leur documentation haineuse en toute quiétude.

1928 : Avec le soutien de la hiérarchie protestante de la Saskatchewan, les klanistes montent des campagnes contre l’utilisation du français dans les écoles. Au printemps de 1928, les commissaires canadiens-français de la province sont traduits en justice pour avoir osé permettre l’enseignement du français pour une période de temps ayant dépassé l’heure permise par la loi et pour avoir permis la conversation française durant les heures de classe et de récréation. On doit remplacer le premier juge de paix à cause de ses liens avec le KKK. Après de longs mois, les commissaires sont acquittés mais le coût des avocats est élevé. Il a fallut solliciter un un appui financier de toute la population francophone pour payer la note.

1929 : James T. M. Anderson est élu à la tête de la Saskatchewan. S’ouvre alors un chapitre sombre dans l’histoire des Fransaskois. Partisan du « English Only » dans les écoles, il prend immédiatement des mesures antifrançaises. Quelques mois seulement après les élections, il abolit l’échange des brevets d’enseignement avec le Québec, ce qui rend presque impossible le recrutement d’enseignants francophones par les écoles de la province. La même année, le gouvernement annonce que le catéchisme sera uniquement enseigné en anglais. En 1931, le gouvernement de Regina supprime complètement le cours primaire en français. Le français ne peut plus être enseigné plus d’une heure par jour. Les historien évaluent que le KKK comptait entre 10 000 et 15 000 membres en Saskatchewan à cette époque et que le regroupement fanatique fut très influent au sein du parti conservateur de Anderson.

1933 : Fondation de la Commission canadienne de la radiodiffusion (CCR). Dès la diffusion de ses premières émissions, la CCR est dénoncée avec vigueur au Canada anglais parce qu’elle diffuse quelques bribes d’émissions en français. Au printemps, plusieurs groupes fanatiquement anti-francophones s’allient dans une grande manifestation au Massey Hall, suivie d’une seconde à Guelph. On y retrouve le Protestant Vigilance Committe, les Royal Black Knights of Ireland et les Sons of England of Prince Albert. Ils dénoncent le bilinguisme à la radio et déclarent que le Canada ne doit pas devenir un pays bilingue. Ils ajoutent que le français ne doit recevoir aucune reconnaissance officielle à l’extérieur du Québec.

1944 : Après l’élection des néodémocrates en Saskatchewan, le gouvernement implante un système de grandes unités scolaires qui vient mettre un terme à l’existance des petites écoles rurales francophones. Les jeunes Fransaskois deviennent les minorités des grandes écoles centralisées, ce qui cause une augmentation dramatique du taux d’assimilation des francophones.

1944 : Des représentants des associations francophones de Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta vont rencontrer les gouverneurs de Radio-Canada pour demander des licences afin d’exploiter quatre stations de radio francophones dans l’Ouest. Le Bureau leur accorde seulement une licence, cette de CKSB à Saint-Boniface. La création de cette station se fait grâce à des collectes de fonds au Québec et dans les communautés francophones de l’Ouest, sans qu’un seul cent ne soit versé par Radio-Canada ou le gouvernement fédéral. Ce dernier est trop occupé à financer un deuxième réseau radiophonique en anglais (le réseau Dominion) pour se soucier des francophones qui n’ont même pas de services dans leur langue. Radio-Canada n’accorde leur station aux Acadiens qu’en 1953. La radio française de Radio-Canada n’arrivera à Toronto que dans les années 1960.

1965 : Des parents francophones de Saskatoon décident de retirer leurs enfants de l’école pour protester contre un règlement scolaire stipulant que l’anglais est la seule langue d’enseignement et que le fraçais ne peut être utilisé qu’une heure par jour.

1971 : Le recensement fédéral rapporte un taux d’assimilation des francophones de 50,9% en Alberta, de 43,8% en Saskatchewan et de 30% au Manitoba. Malgré cela, aucune mesure n’est prise par le gouvernement.

Printemps 1990 : En Ontario, une quarantaine de villes suivent l’exemple de Sault-Sainte-Marie (une ancienne fortification française) et se déclarent «unilingues anglaises». Dans la municipalité ontarienne de Brockville, un groupe d’extrémistes antifrancophones s’essuient les pieds et crachent sur le drapeau du Québec devant les caméras de télévision. Face à ces démonstrations haineuses, l’éminent politicien fédéraliste libéral Claude Ryan déclare en chambre: «Si de telles manifestations d’hostilité envers le fait framçais devaient continuer à se multiplier (…) il faudrait à n’en point douter que nous nous interrogions de manière décisive sur notre place dans ce pays.»

Mars 1994 : La décision du gouvernement Chrétien de déménager les effectifs du Collège militaire Saint-Jean (le seul et unique collège militaire francophone du pays) à Kingston, en Ontario, lève le voile sur le traitement scandaleux des minorités francophones de l’Ontario.

2004 : En Ontario, le groupe Canadians for Language Fairness conteste devant les tribunaux la politique de bilinguisme de la ville d’Ottawa. Le groupe désire prouver l’illégalité de la politique de bilinguisme d’Ottawa. Pour ce faire, le groupe recrute l’avocat Arthur Cogan, célèbre pour avoir tenté d’invalider la loi anti-tabac de la Ville d’Ottawa. Le groupe désire que la capitale du pays devienne unilingue anglaise.

4 commentaires pour Les rudes épreuves du français au Canada

  1. jean granger dit :

    et reprenons le control du canada pendant que nous avons encore un poids politique,bientot les conservateurs vont reduire notre nombre de sieges et l augmenter dans l ouest,on s est peinture dans le coin avec le bloc pendant 25 ans il serait temps d aller dans le gouvernement,fuck le npd,une autre gang de clowns,pour une fois soignons intelligents,ne votons pas avec nos emotions,mais notre tete

  2. jean granger dit :

    tu vas toujours trouver des imbeciles en minorite autant chez les anglos que les francos,qui vont etre extrmistes,ca veut pas dire pour autant qu il faille vivre dans le passe,et toujours blamer les anglais pour tout ce qui se passe aujourdhui,je travaille avec beaucoup d anglais et ils sont super cool,je peux quand meme pas blamer leur ancetres pour avoir gagne la guerre contre les francaIs,ca me fait penser aux amerindiens qui nous emmerdent avec ce que nos ancetres leur ont fait subir,j etais pas la ciboire,qui s adapte a la realite d aujourdhui,ce sera plus facile pour leur enfants,je reviens a nos quebecois et leur obsession sur les anglais,voulez me dire sacrament comment encore aujourdhui qu une premiere ministre ou ancienne devrais je dire pauline marois,pour ne pas la nommer,et qui roule en ferrari a part de ca ,vraiment representatif du peuple,ne soit pas capable d alligner 2 ostie de mots en anglais,come on c est honteux,on vit en amerique sacrament,les quebecois si on veut vraiment survivre,la survie sans argent est impossible,nous devons faire de nos enfants,parce que avec vousn autres lea adultes vous etes tellement bornees qu il est trop tard,donc je disais,faire de nos enfants des individus ouvert et billingue,et d aller occuper des postes importants uyn peu partout,sinon c est l extinction a moyen terme,comter pas sur vos bouchard parizeau et pkp pour vous parler comme ca,ils pensent juste a une chose c est de vous enculer et le plus fort et vite possible,quebec reveillons nous

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