La menace de partition du Québec est de retour

En politique, une partition consiste en l’établissement de frontières à l’intérieur d’un territoire (État, communauté, etc.) jusque là considéré comme une unité. (source)

.

Nous avons déjà subi une partition en 1791 alors que la Province du Québec, qui couvrait alors le Labrador, la moitié sud du Québec actuel ainsi que tout le bassin des Grands-Lacs en Ontario, Michigan, Illinois, Ohio, Indiana, etc. fut divisée pour former les Haut-Canada et Bas-Canada qui devinrent plus tard les provinces d’Ontario (couvrant seulement le coté nord des Grands-Lacs) et du Québec.

La possibilité d’une nouvelle amputation d’une partie du territoire Québécois est revenue sur la scène politique à l’époque où, suite à la courte et douteuse victoire du NON au référendum de 1995, Lucien Bouchard était premier ministre du Québec et où ‘appui à notre souveraineté se maintenait à des niveaux majoritaires :

Charest - partition
Cette menace disparue avec l’accession de John James Charest au poste de premier ministre du Québec en 2003 qui fit disparaître la possibilté immédiate de souveraineté de notre peuple.

En 2014, l’arrivée de Pierre-Karl Péladeau sur la scène politique Québécoise suscite un engouement important chez les souverainistes Québécois  ce qui ravive la peur chez ceux qui voudraient nous garder soumis. On ressort donc la menace de partition :

The New Montreal
The New Montreal Province

Sous couvert d’égalité, le projet The New Montreal Province est en fait le rejet radical du Québec et des Québécois :

no one really cares about anyways

Il suffit de suivre les discussions de ce groupe pour se convaincre que ce sentiment de rejecti est partagé par pratiquement tous les partisans du projet.

.

La partition de Montréal du reste du Québec soulève des réactions et questionnements :

– Premièrement, la menace de partition permet de constater que les fédéralistes n’ont rien de positif à faire valoir pour convaincre les habitants du Québec de rester soumis au reste du pays.  Le « Love in » du 27 octobre 1995 est répudié.

– La partition sans l’accord des autorités et des populations du territoire concerné est un geste inconstitutionel au Canada et illégal sur la scène internationale (Slobodan Milosevic, qui est la dernière personne à avoir tenté la partition d’un territoire, est mort en prison durant son porcès pour Crimes contre l’humanité).  Comment peut-on faire la partition de Montréal sans l’accord d’Ottawa ni celle de Québec ?

– Comment Montréal pourrait-elle se développer économiquement sans électricité, sans apports des banlieues telle que main-d’oeuvre et clientèle et sans apport de la province telle que denrées, matériaux, énergie, etc ?

– Le Québec tronqué de Montréal aurait vite fait d’abandonner le reste du pays pour faire sa souveraineté.   Que deviendra Montréal sans accès aux eaux internationales ?