Se dire Québécois seulement perpétue notre soumission.

Quand l’idée de nation consiste à dire que nous sommes Québécois seulement et que le Canada et les Canadiens sont nos ennemis alors on renie ce que nos ancêtres ont crée et incarné depuis le 17ème siècle. C’est un geste inconscient et lâche, car il cède à la volonté des envahisseurs occupants de faire croire qu’ils sont les habitants naturels et que nous sommes autre chose qui voudrait « détruire le Canada » alors que nous sommes en fait le seul vrai Canada et les seuls vrais Canadiens.

Le mouvement souverainiste véhicule donc le non sens, la fuite et le déni. Il prétend combattre le pouvoir étranger, mais il lui abandonne notre héritage historique. Cela fait que beaucoup de gens parmi notre peuple même n’y adhèrent pas.

Quand vous serez tannés de perdre vos élections et référendums, quand vous voudrez comprendre les raisons fondamentales de nos échecs, vous réfléchierez peut-être mieux à tout ça.

On n’ose même plus penser que nous sommes les seuls vrais Canadiens

« un indice profond sur la psychologie politique du nationalisme québécois : cette incapacité à penser vraiment la rupture autrement qu’à la manière d’une rupture douce, indolore, dont on ne se rendrait même pas compte. »
– Mathieu Bock-Côté

On n’ose plus même penser, et encore moins dire, que le Québec est le Canada, que le Canada est le Québec et que nous sommes Canadiens depuis plus de quatre siècles.

On n’ose plus même penser, et encore moins dire, que nous sommes le seul peuple fondateur de ce pays, envahi et occupé par des étrangers depuis plus de deux cent soixante ans.

On fuit mollement dans une « Québécoiserie » sans fondement et on laisse nos ennemis faire accroire qu’ils sont les habitants légitimes de notre pays et que nous ne sommes des éléments étrangers qui veulent le détruire.

Puisqu’on n’a pas le courage de penser notre existence autrement que dans le cadre et avec les termes imposés par les maîtres, comment pourrait-t-on avoir celui de les affronter pour se débarrasser d’eux ?

L’idée précède nécessairement le geste.

Pour bien répondre à l’argument du FLQ

Avec la mort de Francis Simard, ex-membre actif du FLQ, cette semaine, on voit encore la sempiternelle récupération qu’en font les activistes anglos pour dénigrer le Québec et les Québécois.

Afin de permettre à tous d’être mieux outillé pour répondre à ce genre de dénigrement, je tiens à rappeler ici les liens étroits entre le FLQ et le gouvernement fédéral, amplement démontrés dans le cadre de la Commissions Royale D’enquête Keabble, entre autres.  Nous sommes très loin de savoir tout ce que le gouvernement et la police fédéraux ont commis dans ce dossier mais il tout de même avéré que la GRC posait des bombes et publiait de faux communiqués du FLQ.

Voici différentes sources à ce sujet :

En français :

En anglais :

Liens directs sur mon blogue :
FLQ, GRC et terrorisme d’état
RCMP, FLQ and State Terrorism

Analogie entre le Canada et la famille

Simon Rancourt : Imaginez un jeune adulte de 25 ans qui a un emploi stable mais habite toujours chez ses parents tout en payant une pension.

Les parents ne manquent pas une occasion de dire que le jeune coûte bien plus cher qu’il ne paie en pension.

Mais quand le jeune exprime le souhait de se prendre un appartement bien à lui qu’il a les moyens de se payer, ses parents le supplient de rester en lui disant qu’ils l’aiment.

– Les parents, c’est le Canada.

– Le jeune, c’est le Québec.

– La pension qu’il paie, c’est les taxes et impôts que le Québec paie au fédéral.

– Ce que le jeune coûte aux parents, c’est la péréquation que le Québec reçoit et les investissements fédéraux au Québec.

– les parents qui disent que le jeune coûte plus cher qu’il ne paie, c’est les fédéralistes qui disent que le Québec dépend du « ROC ».

Canada Libre : Ajoutez à cela que :

– Les parents contrôlent les entrées et sortis du jeune,

– les parents contrôlent les relations du jeune avec le monde extérieur,

– les parents posent les conditions de vie commune sans consultation,

– les parents ne sont même pas les vrais parents, ils sont en fait des étrangers,

– Le jeune a été adopté de force et contre son gré,

– les faux parents ont fait venir leurs enfants dans la maison qui se liguent contre le jeune et lui font des menaces,

– les faux parents propagent de fausses rumeurs dénigrantes à propos du jeune dans la famille ainsi que dans le voisinage pour l’isoler et éviter qu’il se fasse des amis,

– le jeune était dans la maison AVANT les faux parents,

– les faux parents ont prit le nom du jeune pour faire accroire qu’il n’est pas chez lui et qu’eux sont les propriétaires légitimes,

– Les faux parents réclament la moitié de la paie du jeune et ne lui donnent qu’un peu d’argent de poche en retour (la péréquation) et rien d’autre,

– les faux parents prennent bien plus d’argent du jeune que ce que lui leur donne,

– avec l’argent qui lui reste, le jeune doit encore payer sa part pour la maison, son épicerie, ses études, ses vêtements, ses soins, etc.

– la maison et la propriété sont amplement grandes pour offrir son chez-soi au jeune tout en laissant de la place aux autres ailleurs.

Donc :

– Ce sont les faux parents qui doivent quitter la maison et pas le jeune puisqu’il est bel et bien chez-lui.

Canada Libre : Pourquoi le jeune tolère-t-il cela ? Parce qu’il n’est pas conscient de la situation !

Simon Rancourt : Et qu’il n’est pas conscient qu’il est prisonnier.

Canada Libre : C’est seulement pour ça qu’il est prisonnier ; parce qu’il n’est pas conscient.

Un fédéraliste en voyage

Une fois c’est un fédéraliste en voyage. Il rencontre un habitant du pays qu’il visite et lui parle comme parlent les fédéralistes :

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– Vous, monsieur, pensez-vous vraiment que la souveraineté est une bonne chose ?

– Bien sûr que c’est bon.  Tout le monde sait ça.  Si on n’avait pas la souveraineté, on ne pourrait pas exister en tant que peuple, on ne pourrait pas garder notre culture, on ne pourrait pas développer notre économie et on n’aurait pas d’avenir.

– Ouanh, mais ça fait beaucoup de problème.

– C’est plus facile de s’occuper des problèmes quand on décide soi-même ce qu’on fait et ce qu’on ne fait pas.

– Ouanh, mais il faut payer pour avoir votre armée, votre système de poste, vos pensions de vieillesse et vos ambassades.

– C’est mieux ça que payer pour l’armée des autres, la poste des autres, les pensions des autres et les ambassades des autres.

– Ouanh, mais ça fait toujours de la chicane.

– Il y a bien moins de chicane quand on est chez-nous chez nous et que les autres sont chez-eux chez eux.

– Ouanh, mais si vous laissiez un pays voisin avoir le contrôle sur le vôtre, ça ferait un plus grand pays.

– Notre pays est assez grand comme ça.

– Ouanh, mais vous seriez unis.

– On serait toujours des peuples différents.

– Ouanh, mais vous auriez leurs belles montagnes, leurs grandes chutes ou leurs grands lacs.

– Je peux aller voir leurs montagnes quand je veux comme c’est là. Elles ne seront jamais ni plus proche ni plus loin.

– Ouanh, mais vous auriez un pays plus fort.

– Et nous serions plus faibles.

– Ouanh, mais vous seriez plus riches.

– C’est impossible que des étrangers viennent chez-nous rien que pour nous donner de l’argent. Tout le monde sait que si on laisse le contrôler à des étrangers, alors ils nous volent.

– Ouanh, mais … Chez-nous, chez-eux, les étrangers : Vous êtes très raciste, monsieur, car vous détestez et rejetez les gens des autres pays.

– Pas du tout.  Je ne les déteste pas et je ne rejette personne.  Il est hors question que des étrangers aient le contrôle ici.  C’est tout.

– Ouanh, mais …

– D’où venez-vous pour poser des questions aussi insensées ?

– Je viens du Québec.

– C’est où ça, le Québec ?

– C’est au Canada.

– Ah oui !  Le Canada. Un grand pays avec un grand fleuve qui se rend jusqu’au milieu du continent.

– Ouanh, mais c’est le Québec, ça.

– Le Canada a changé de nom ?

– Non. Le Québec c’est le Canada aussi, mais c’est pas pareil …

– Vous avez pas l’air de savoir d’où vous venez !

– Ouanh, mais …

– Ça existe depuis quand, le Canada ?

– Depuis 1867.

– Qu’est-ce qu’il y avait là avant ?

– Nous autres.

– Les Québécois.

– Ouanh, mais non. On était les Canadiens dans ce temps-là.

– Canadien ou Québécois ?

– Les deux, ça dépend quand.

– Vous avez pas l’air de savoir qui vous êtes !

– Ouanh, mais …

– Ouanh mais, ouanh mais, ouanh mais … Vous ne comprenez pas à quoi sert la souveraineté, vous ne comprenez rien de ce qu’on vous explique, vous ne savez pas d’où vous venez et vous ne savez pas qui vous êtes. Vous êtes vraiment pitoyable.

– …

– Est-ce que tout le monde est comme vous au Québec ?

– Non.

– Par chance, sinon c’est certain que vous seriez tous en train de disparaître.

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Rien qu’au Québec …

 

 

La menace de partition du Québec est de retour

En politique, une partition consiste en l’établissement de frontières à l’intérieur d’un territoire (État, communauté, etc.) jusque là considéré comme une unité. (source)

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Nous avons déjà subi une partition en 1791 alors que la Province du Québec, qui couvrait alors le Labrador, la moitié sud du Québec actuel ainsi que tout le bassin des Grands-Lacs en Ontario, Michigan, Illinois, Ohio, Indiana, etc. fut divisée pour former les Haut-Canada et Bas-Canada qui devinrent plus tard les provinces d’Ontario (couvrant seulement le coté nord des Grands-Lacs) et du Québec.

La possibilité d’une nouvelle amputation d’une partie du territoire Québécois est revenue sur la scène politique à l’époque où, suite à la courte et douteuse victoire du NON au référendum de 1995, Lucien Bouchard était premier ministre du Québec et où ‘appui à notre souveraineté se maintenait à des niveaux majoritaires :

Charest - partition
Cette menace disparue avec l’accession de John James Charest au poste de premier ministre du Québec en 2003 qui fit disparaître la possibilté immédiate de souveraineté de notre peuple.

En 2014, l’arrivée de Pierre-Karl Péladeau sur la scène politique Québécoise suscite un engouement important chez les souverainistes Québécois  ce qui ravive la peur chez ceux qui voudraient nous garder soumis. On ressort donc la menace de partition :

The New Montreal
The New Montreal Province

Sous couvert d’égalité, le projet The New Montreal Province est en fait le rejet radical du Québec et des Québécois :

no one really cares about anyways

Il suffit de suivre les discussions de ce groupe pour se convaincre que ce sentiment de rejecti est partagé par pratiquement tous les partisans du projet.

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La partition de Montréal du reste du Québec soulève des réactions et questionnements :

– Premièrement, la menace de partition permet de constater que les fédéralistes n’ont rien de positif à faire valoir pour convaincre les habitants du Québec de rester soumis au reste du pays.  Le « Love in » du 27 octobre 1995 est répudié.

– La partition sans l’accord des autorités et des populations du territoire concerné est un geste inconstitutionel au Canada et illégal sur la scène internationale (Slobodan Milosevic, qui est la dernière personne à avoir tenté la partition d’un territoire, est mort en prison durant son porcès pour Crimes contre l’humanité).  Comment peut-on faire la partition de Montréal sans l’accord d’Ottawa ni celle de Québec ?

– Comment Montréal pourrait-elle se développer économiquement sans électricité, sans apports des banlieues telle que main-d’oeuvre et clientèle et sans apport de la province telle que denrées, matériaux, énergie, etc ?

– Le Québec tronqué de Montréal aurait vite fait d’abandonner le reste du pays pour faire sa souveraineté.   Que deviendra Montréal sans accès aux eaux internationales ?