Diamond Jenness et l’anthropologie utile au Canada, 1930-1950

Source : Diamond Jenness et l’anthropologie utile au Canada, 1930-1950

Diamond Jenness (1886-1969) est un anthropologue néo-zélandais ayant mené des recherches sur les Indiens et les Inuits du Canada.

Grace et Diamond Jenness, May et Andrew Ballantyne, 1911

En tant qu’anthropologue du Musée national du Canada entre 1913 et 1947, Jenness a développé une connaissance approfondie et directe des Indiens et des Inuits et il a été témoin des effets de l’administration fédérale sur eux.

Grace et Diamond Jenness, May et Andrew Ballantyne, 1911En 1936, il est devenu conseiller spécial auprès de la Direction des affaires indiennes … Dans une série de mémorandums officiels rédigés durant les années 1930 et, durant les années 1940, au cours d’un témoignage devant un comité du Sénat enquêtant sur la Loi sur les Indiens, Jenness a insisté sur le besoin urgent de mesures visant à assurer aux Autochtones l’égalité des chances dans l’éducation et la vie économique.

L’affirmation selon laquelle les réserves indiennes perpétuait un « système de ségrégation permanente » était centrale dans la critique de Jenness. Selon lui, « les réserves ont privé les Indiens de leur dignité, de leur santé et de leur bien-être, faisant d’eux une population rejetée à perpétuité et victime des préjudices euro-canadien ». … Jenness comparait l’administration des Indiens à l’apartheid Sud-Africain, leur du statut pupille de l’état aux régimes ségrégationnistes et les réserves indiennes aux bantoustans.

Sekani Indians, McLeod Lake, British Columbia, 1924

Jenness comparait la situation des peuples autochtones du Canada à celle des victimes du nazisme : déplacés de force, dépossédées de tout, internés dans des camps de concentration, coupés des courants mondiaux ainsi que de la vie et de la société autour d’eux et développant des dépendances psychologiques débilitantes envers leurs tortionnaires. Le système de réserves indiennes du Canada, soutenait-il , a eu un effet similaire sur les Indiens.

Pratiquement rien ne fut retenu des propositions de Jenness sur la réforme des politiques envers les Autochtones.

Alliances indiennes en Nouvelle-France (1603-1803): une Amérique franco-amérindienne

Alliances indiennes en Nouvelle-France (1603-1803): une Amérique franco-amérindienne

Nouvelle-France et Amérindiens: alliances  (1603-1803)

par Alain Lavallée

Le Roi François 1er a œuvré a faire une place à la France dans le Nouveau Monde. Il a soutenu les voyages découvertes de Verrazzano (1524), Cartier (1534, 1535-36) et supporté la colonie établie à Cap Rouge (1541-43), sous la gouverne de Roberval et Cartier. De 1524 à 1603, la Nouvelle France faisait sa place en Amérique du Nord. Quelques milliers de marins français venaient à chaque été faire la cueillette (poissons, baleines) et le troc (fourrures) avec les Amérindiens. Ces échanges sur une période de quelques décennies ont contribué à faire évoluer les relations culturelles.

De plus, si en 1540, le Sieur de Roberval avait le profil d’un conquistador, Champlain avait un profil très différent. Samuel Champlain qui a fondé Québec en 1608 avait séjourné, plus ou moins clandestinement, dans les colonies espagnoles des Antilles et du Mexique entre 1599 à 1601. Il y avait été témoin des mauvais traitements infligés aux peuples amérindiens par les conquistadors espagnols. Cette expérience l’a orienté sur la voie des alliances amérindiennes plutôt que vers celle du joug et de la soumission par la force.

Sous les auspices de Champlain, la Nouvelle-France, cette Amérique française a « pris la forme d’une alliance interculturelle entre Français et Amérindiens, placés dans une situation d’interdépendance » (« Histoire de l’Amérique française« , Havard et Vidal, 2003).

En mai et juin 1603, des représentants du Roi de France, François du Pont Gravé  en tête, accompagné entre autres de Samuel Champlain, ont participé à des rencontres diplomatiques. Respectant les coutumes amérindiennes, ils ont fumé le calumet et scellé les premières alliances franco-amérindiennes. Montagnais-Innus et leur chef Anadabijou, Algonquins et leur chef Tessouat, ainsi que Malécites-Etchemins ont lors de ces rencontres diplomatiques exprimé l’acceptation que les Français « peuplât leur terre » et leur ont demandé leur appui dans leurs guerres contre leurs ennemis les Iroquois. Au retour de François Gravé du Pont et de sa délégation en France, le roi Henri IV modifie le texte de laCommission générale sur le nouveau territoire (8 nov. 1603). Henri IV confie à ses représentants en Nouvelle-France la responsabilité de « entretenir, garder et soigneusement observer les traités et alliances » qu’ils conviendront avec les Peuples autochtones.

Quelques années plus tard, après avoir tenté de s’établir en bord de mer, (Acadie et le littoral atlantique, les Français, avec Samuel Champlain à leur tête, sont revenus à l’intérieur du continent sur le site de Stadacone en 1608, pour fonder Québec, et s’ installer près de leurs alliés amérindiens. Jusqu’à son décès en 1635, Champlain a consacré toutes ses ressources et talents à l’établissement d’une colonie française en Amérique.

Suite et texte complet : https://canadalibre.ca/references/alliances-indiennes/

Toronto est devenu plus grande que Montréal à cause du séparatisme

Combien de fois ai-je entendu que, sans le séparatisme, Montréal serait toujours la première puissance économique du Canada?

https://canadalibre.ca/references/toronto-est-devenu-plus-grande-que-montreal/

Apartheid universitaire

Apartheid universitaire

Apartheid universitaire
Apartheid universitaire

Y a-t-il une seule nation sur cette planète qui finance autant les institutions d’éducation postsecondaire de sa minorité que le Québec le fait avec ses anglophones? La réponse est NON. Partout, sur tous les continents, dans des nations indépendantes ou jouissant des pouvoirs en matière d’éducation, on vise avant tout la cohésion sociale et l’intégration via des études supérieures dans la langue nationale.

Au Québec, malgré la Révolution tranquille, malgré la Loi 101, malgré la rhétorique d’une soi-disant libération d’un passé de peuple conquis, on finance les universités de langue anglaise à près de 30 % du budget total pour une minorité historique de moins de 6 % de la population. Pendant que les services universitaires à la minorité francophone hors Québec se résument à une peau de chagrin qui ne fait plus pleurer personne, une université comme McGill trône fièrement en plein cœur de notre métropole, participant à notre anglicisation avec la moitié de ses étudiants venant d’en dehors du Québec.

Cet apartheid entre une minorité anglophone privilégiée et une majorité francophone reléguée à des bantoustans d’universités sous-financées constitue la réalité dont personne ne veut parler, car elle ouvrirait la porte à l’admission de notre échec et à la nécessité de renforcer notre aménagement linguistique.

Ce livre constitue un puissant rappel à la minorité de langue anglaise du Québec qu’elle est la plus choyée au monde. Il s’agit également d’un vibrant plaidoyer en faveur d’actions concrètes et courageuses permettant de sortir du cadre limitatif d’une Loi 101 souvent centrée sur l’affichage pour s’attaquer à un problème auquel nous n’avons jamais voulu faire face : la nécessité d’un financement des institutions postsecondaires de notre minorité historique au prorata de son poids démographique.

Nous avons le choix : mettre fin à l’apartheid universitaire ou disparaître.

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un anglo vaut 13 francos en Santé
EN SANTÉ, UN ANGLOPHONE VAUT 13 QUÉBÉCOIS Financement per capita de la construction des mégas-hôpitaux de la minorité anglophone et de la majorité francophone du Québec Sources : Presse canadienne (2011) et Statistique Canada (2006) Apartheid universitaire, Louis Préfontaine, Éd. Louise Courteau, 2012, page 163.
Un anglo vaut 7 francos à l'université
À L’UNIVERSITÉ, UN ANGLOPHONE VAUT 7 QUÉBÉCOIS Financement per capita des institutions universitaires du Québec selon la communauté linguistique à laquelle elles sont destinées et la source de financement, 2008-2009 Sources : ACPAU (2010) et Statistique Canada (2006) Apartheid universitaire, Louis Préfontaine, Éd. Louise Courteau, 2012, page 122.

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Un auteur dénonce l’«apartheid» universitaire au Québec

Par Annabelle Blais, journal Métro, 1er mai 2012

Même si le poids démographique des anglophones est inférieur à 6% au Québec, les universités anglophones s’y partagent près de 30% du budget. Aux yeux de l’auteur Louis Préfontaine, c’est à ce problème que devrait répondre le gouvernement lorsqu’il est question du sous financement des universités du Québec. À l’occasion de la sortie du livre Apartheid universitaire, Métro s’est entretenu avec l’auteur.

Vous dénoncez le surfinancement des universités anglophones. Le titre de votre livre, Apartheid universitaire, est-il volontairement provocateur?

C’est pour faire prendre conscience qu’il y a deux réseaux parallèles d’éducation. On a un réseau francophone qui a une très faible vitalité avec des revenus moindres. La minorité anglophone du Québec jouit d’un réseau d’éducation largement mieux financé per capita que celui de la majorité francophone. On peut donc considérer qu’il y a une forme d’apartheid entre les réseaux. C’est une forme de discrimination à l’égard du Québec. On a qu’à regarder notre réseau pitoyable d’universités francophones. Mais oui, il y a une composante de provocation dans mon titre, mais il est assumé.

Selon vous, la solution est de financer les universités anglophones selon le poids démographique de cette communauté au Québec?

On ne prend pas les moyens d’assurer la vitalité de notre langue. Ce que je propose dans mon livre est de régler une injustice et de financer les universités anglophones en fonction de leur poids démographique. Et même en faisant cela, on leur donnerait plus que ce que les minorités des autres pays reçoivent.

Mais il n’y a pas que des anglophones dans ces universités… 

C’est vrai et c’est correct. Mais ce serait bien aussi qu’il y ait des anglophones dans les universités francophones. Il y a aussi beaucoup d’étudiants étrangers dans ces universités qui sont financés avec nos impôts. On attire des gens (et notamment des Français) qui ne souhaitent pas de participer à la culture québécoise mais plutôt à la culture majoritaire anglophone nord-américaine. En soit, ce n’est pas un problème. Le problème c’est que nous payons pour ça. S’il y avait une université privée, elle pourrait faire ce qu’elle veut. Mais en ce moment, 50% des étudiants de McGill ne viennent pas du Québec. Et nous, nous payons pour ces gens-là.

Sans McGill, le Québec ne se classerait pas dans les meilleurs palmarès d’universités… Oui McGill est une très bonne université, mais c’est une université qui ne favorise pas l’ouverture à la culture québécoise. Et si on donnait à l’UQAM les sommes que l’on donne à McGill ou si on donnait une faculté de médecine à l’UQAM on améliorait sa réputation et sa qualité. McGill, historiquement, est un symbole de la domination de la minorité de langue anglaise au Québec et ils n’ont jamais accepté le fait qu’ils ne sont plus une minorité canadienne, mais une minorité québécoise. Et c’est la clé pour comprendre le problème actuel.

Votre livre sort dans un contexte propice où le financement universitaire est dans l’actualité.

Oui. Je n’en parle pas directement dans le livre, mais c’est aussi un argument aux étudiants pour le dire regardez il y a moyen de réaménager les choses pour aller chercher les sommes dont le gouvernement a besoin.

Le cas McGill

L’université McGill reçoit 1,2 G$ du 1,7 G$ que les universités anglophone reçoivent (71%) du Québec. En prenant le financement de chaque institution séparément (et non pas en réseau comme le réseau de l’Université de Montréal qui comprend HEC et Polytechnique), McGill est l’université la plus financée au Québec. Et un étudiant sur deux à McGill vient de l’extérieur du Québec. M. Préfontaine se demande donc pourquoi ce serait au Québec de financer cette situation.

 

Il n’y a qu’un peuple fondateur

Il n’y a qu’un peuple fondateur

Christian Dufour

04/08/13

Extrait d’un résumé d’une série de conférences récemment présentées en Inde.
Le Devoir 2 juin 1999
(Texte intégral)

Oublions la réécriture de l’histoire par la rectitude politique

Il y a un siècle, le premier Canadien français à devenir premier ministre du Canada, Wilfrid Laurier, exhortait les Canadiens anglais de l’époque à se sentir moins membres de l’Empire britannique et davantage Canadiens, comme leurs compatriotes de langue française l’étaient déjà depuis la fin du XVIIe siècle. Cent ans plus tard, un nombre substantiel de Québécois voudraient faire du Québec un Etat indépendant alors que la majorité des francophones ne se sentent plus à l’aise dans le Canada d’aujourd’hui. Que s’est-il donc passé pour que les plus canadiens d’entre tous en soient venus à une telle attitude négative à l’endroit d’un pays qui fait l’envie de l’univers? Il est impossible de le comprendre si on se limite à la vision canadienne-anglaise qui circule souvent seule dans un pays comme l’Inde, sans tenir compte du fait qu’il existe aussi un autre point de vue, profondément ancré dans l’histoire du Canada: la vision du pays spécifique aux Canadiens de langue française.

Contre la réécriture de l’histoire

Le premier élément de cette vision, largement ignoré à l’étranger et de plus en plus au Canada même, est sans doute le plus fondamental. En ce qui a trait à la construction de l’identité canadienne, les Québécois francophones sont les premiers Canadiens. Oublions un instant la réécriture de l’histoire par la rectitude politique à la mode. Sur le plan identitaire, il n’y a pas trois ou même deux peuples fondateurs au Canada: il n’y en a qu’un, constitué des ancêtres des francophones québécois d’aujourd’hui, les seuls qui s’appellent Canadiens depuis un siècle lorsque survient la Conquête britannique de 1763. Ils cohabitent alors avec les premiers occupants du territoire, les Amérindiens, à qui il ne viendrait jamais l’idée de s’appeler Canadiens car le processus de canadianisation de leur identité ne commencera qu’au milieu du XXe siècle. Aux Canadiens se joignent par ailleurs en 1763 des Britanniques qui mettront, eux, un peu plus d’un siècle à se sentir Canadiens, à la fin du XIXe siècle, à l’époque de Wilfrid Laurier.

Par rapport à l’identité canadienne, l’identité québécoise n’est donc pas quelque chose de postérieur ou de périphérique, comme l’Ecosse par rapport à la Grande-Bretagne ou la Slovaquie par rapport à l’ancienne Tchécoslovaquie. Sous ses allures canadiennes-françaises depuis 1840 et québécoises depuis 1960, l’identité des francophones québécois reste à beaucoup d’égards l’identité canadienne de base sur le plan historique. Sans ce deuil à faire d’une identité canadienne qu’ils ont mise au monde, il est impossible de comprendre la profonde ambivalence des francophones québécois, leur grande réticence à quitter un pays auquel ils demeurent attachés même quand il les marginalise de plus en plus clairement en son sein […].

Une conception dualiste du pays

Deuxième point important pour comprendre l’aliénation grandissante des Québécois francophones au sein du Canada: historiquement les Canadiens français ont considéré le Canada moderne issu de la Confédération de 1867 comme un pacte entre deux peuples que leurs représentants, en tout premier lieu George-Etienne Cartier, avaient librement convenu en leur nom avec le Canada anglais et que l’on ne pouvait changer sans leur assentiment. Une partie importante de cette entente avait trait à l’adoption d’un système fédéral de gouvernement au lieu du régime unitaire qu’auraient préféré beaucoup de Canadiens anglais, entre autres celui qui allait devenir le premier premier ministre du Canada, John A Macdonald. Sans avoir été vraiment acceptée par le reste du Canada, cette conception dualiste du pays fut celle de l’immense majorité des Canadiens français jusqu’en 1982.

[…] Cette conception fut abandonnée sans l’accord du gouvernement québécois, le seul contrôlé par une majorité de francophones. En 1982, on modifia en profondeur la Constitution canadienne pour mettre l’accent sur des éléments qui marginalisaient la province française au sein du Canada: multiculturalisme, droits des autochtones et des minorités linguistiques, droits des individus, égalité des provinces. Quelques années plus tard, s’appuyant sur les bénéficiaires des changements de 1982, entre autres les francophones hors Québec et les Amérindiens, le Canada anglais ne donna pas suite à l’accord du lac Meech, convenu entre les premiers ministres du pays et prévoyant l’acceptation par le Québec de la nouvelle Constitution en retour de la reconnaissance d’un minimum de dualité politique et institutionnelle: le Québec constituait une société distincte au sein du Canada. Ce rejet déclencha la crise Canada-Québec […].

Des conditions idéales

L’Accord du lac Meech avait été convenu dans des conditions idéales, alors que le gouvernement québécois était fédéraliste, le gouvernement fédéral ouvert à la spécificité québécoise, alors que l’on était aussi dans une période de prospérité incitant à la générosité et à l’ouverture. Force fut de reconnaître que le système canadien était devenu substantiellement biaisé contre la majorité francophone québécoise et ses préoccupations spécifiques, ces dernières marginalisées comme jamais auparavant dans l’histoire du Canada. Ce sont ces éléments qui expliquent pourquoi 49,5% des Québécois, y compris une nette majorité de francophones, votèrent OUI au référendum de 1995 à une proposition de faire du Québec un Etat souverain, après présentation d’une offre de partenariat économique et politique au Canada. Cela constituait en partie une réaction au fait que le Canada nie systématiquement que la différence collective québécoise a des conséquences politiques.

[…] Les indépendantistes québécois sous-estiment le caractère menaçant d’un projet politique qui séparerait en deux un Canada déjà très américanisé et désormais exclusivement anglophone, dont l’absorption par les Etats-Unis deviendrait à terme probable. Leurs deux référendums perdus, de même que l’affaiblissement qui en est résulté pour le Québec, ont fait ressortir un certain manque de réalisme des nationalistes québécois quant à la nature de l’identité québécoise et la dynamique Québec-Canada en général.

L’évolution des choses depuis un an incite les deux parties à davantage de pragmatisme. A la surprise générale, dans une décision sur le droit du Québec à déclarer unilatéralement sa souveraineté, la Cour suprême du Canada a rappelé aux Canadiens la légitimité historique de la démarche québécoise et la bonne foi dont il fallait faire preuve à son égard. Par ailleurs, les résultats des dernières élections québécoises ont reconduit les souverainistes au pouvoir tout en leur accordant moins de voix qu’à leurs adversaires libéraux. Cela les oblige à être davantage réalistes, moins prisonniers de leur rêve d’indépendance. Le climat général apparaît plus sain; nous ne sommes définitivement pas en Yougoslavie, ni en Irlande, ni au Cachemire.

Quebec is part of Canada, period.

This text does convey many myths against my nation but, still, it shows a lot of progress when compared to the prevalent anglo-imperialist ideology.

For a (another..) demonstration of that anglo-imperialist ideology and its prevalence, please go see the comments on the original page -.

 

June 7, 2011 · 6:49 AM

Quebec is part of Canada, period.Quantcast

As of late, I have seen a few discussions in the blogosphere with regards to the province of Quebec.  There are plenty who feel that Canada would be better off without la belle province, that endless seas of cash seem to flow in their direction and, no matter what the rest of Canada does, it’s never good enough for them and becomes an expensive pander-fest.

While I can see where some of the complaints are coming from, and agree with a few of them, I feel that a Canada without Quebec would be the destruction of something beautiful.

You see, Quebec is a fundamental part of the history of this country.  Despite the fact that John Cabot explored Canada’s Atlantic Coast for England in 1497, and Jacques Cartier explored the St. Lawrence River for France in 1534, it was Samuel du Champlain that founded the first European settlements at Port Royal in 1605 and Quebec city in 1608, respectively.

Those were the first official Canadian colonies.

Following the Battle of the Plains of Abraham, subsequently by the Treaty of Paris and Royal Proclamation of 1763, where most of France’s North American colonies were ceded to Great Britain, the Crown made every and all attempt to make the people of Lower Canada (Quebec) feel welcome in the dominion.

In 1774, British Parliament passed the Quebec Act, where they no longer forced Quebecers to adhere to the Protestant faith and allowed them to be free to practice Catholicism.  They enabled the use of the civil code for all issues other than public governance (a holdover from the French Civil Code) and expanded the territories of that province.  In 1791, British Parliament passed the Constitutional Act, dividing the Canadian dominion into Upper Canada (Ontario) and Lower Canada (Quebec), granting each province its own elected Legislative Assembly.

So the importance of preserving Quebec culture goes back to King George III.  They were able to keep their language, their religion and their way of life.  This isn’t something unique to Canada in the last 20 years – it has been happening for 200.

They were treated as Canadian equals then, as they are now.

Quebecers strongly opposed the American invasion during the War of 1812.  They fought and died defending this country from American aggression.

They fought in World War I and in World War II.

They continue to serve proudly in our Armed Forces today.

What is the point of this history lesson, you may ask?

Well, I don’t think for a second that Quebec needs to be kicked out of anywhere.  Whether we like it or not, it belongs to the very core of this country, being one of the original four in the Constitution Act of 1867.  It a part of what makes Canada what it is.

This is why we are not only a part of the Commonwealth, but a member of the Francophonie as well.

You see, I’ve read several derogatory remarks after the introduction of this Conservative budget with regards to Quebec receiving $2 billion from Ottawa to implement their HST like it was another free-handout to a province that seems to want more and more.

The fact is – they didn’t receive payments for implementing it when they did.  Ontario and British Columbia received payouts from Ottawa for implementing the HST immediately.  Flaherty promised money to Saskatchewan, Manitoba and Prince Edward Island.  The $2 billion is to make good on an election promise for something Quebec didn’t receive when they should have.  You know, because the Prime Minister keeps election promises (it is hard to believe, I know).

But that’s just the tip of the iceberg.  Pardon the use of the term – Quebec is a distinct society.  Most people who complain have never been there – it is not like English-speaking Canada at all.  It is culturally distinct, linguistically distinct and is bound historically to Canada.

Sure, the fact that they receive billions in transfer payments, while the separatists still complain about leaving and about how crappy Canada is, is a pain in the ass.  Don’t I know that.  The majority of Quebec’s social programs are funded by the province of Ontario (indirectly through Ottawa – about 40% of all federal government revenues comes from Ontario) and there is little thanks for it.

That doesn’t mean we destroy our country in a fit of rage.

But I’m rambling here.  The point I am trying to make is this: the Province of Quebec is a part of Canada.

Talking about kicking it out, or having them separate, is as un-Canadian as talk of Western separation.  This country was built on tolerance for people of all religions and backgrounds going back to the very core of its acquisition into the British Empire, to its seat at the table during the creation of Canada.

Quebec is a part of Canada, and there it should stay.  Period.